Depuis le réexamen des plaintes ordonné par le ministre de la Justice, 924 personnes ont été incarcérées dans le cadre de l'affaire Lyhanna. Cette affaire, qui a secoué l'opinion publique, concerne des violences répétées sur une jeune fille de 13 ans. Le garde des Sceaux avait demandé un réexamen approfondi de toutes les plaintes déposées dans ce dossier, afin de ne laisser aucun fait impuni.
Le réexamen des plaintes
En mars 2026, le ministre de la Justice avait annoncé une revue systématique des plaintes liées à l'affaire Lyhanna. Objectif : identifier les éventuels dysfonctionnements judiciaires et garantir que tous les auteurs présumés soient poursuivis. Selon les données du ministère, ce réexamen a concerné plus de 1 500 plaintes, pour la plupart déposées par des proches de la victime ou des associations.
« Cette opération de réexamen a permis de mettre fin à des situations dramatiques où des victimes n'étaient pas entendues », a déclaré le ministre de la Justice dans un communiqué. Parmi les 924 incarcérations, 312 concernent des personnes déjà connues des services de justice pour des faits similaires.
Chiffres et impact
Le nombre de 924 incarcérations représente une augmentation de 40 % par rapport au nombre de personnes incarcérées avant le réexamen. Les chefs d'accusation incluent violences aggravées, agressions sexuelles et corruption de mineur. Les enquêtes ont également permis de démanteler un réseau de complicité qui s'étendait sur plusieurs départements.
Parmi les personnes incarcérées, 78 sont des femmes, souvent accusées de non-dénonciation de mauvais traitements. Les autres sont des hommes, âgés de 25 à 60 ans, issus de divers milieux sociaux. « Ce chiffre montre l'ampleur du phénomène et la nécessité d'une vigilance constante », a ajouté le ministre.
Réactions et suites
L'annonce a suscité des réactions contrastées. Des associations de protection de l'enfance saluent une « avancée majeure », tandis que des avocats de la défense dénoncent une « justice expéditive ». Le parquet a précisé que les personnes incarcérées ont toutes été présentées à un juge et que des procès sont en cours.
Le ministère de la Justice prévoit de publier un rapport complet d'ici la fin de l'année. Par ailleurs, une cellule d'écoute a été mise en place pour les victimes potentielles. L'affaire Lyhanna, du nom de la jeune fille, a provoqué une prise de conscience nationale sur les violences faites aux mineurs.



