Ce lundi 8 juin 2026, des rassemblements se sont tenus devant les tribunaux de plusieurs grandes villes de France, dont Paris, Lyon, Marseille et Lille, pour rendre hommage à Lyhana, une adolescente de 14 ans décédée dans des circonstances tragiques. Les manifestants, souvent vêtus de blanc, ont brandi des banderoles dénonçant un « échec permanent » des institutions judiciaires et sociales.
Un cri de colère et de désespoir
Les participants, parmi lesquels des membres de la famille de Lyhana, des associations de défense des droits de l'enfant et des citoyens anonymes, ont exprimé leur indignation face à ce qu'ils considèrent comme une série de défaillances. « Quand l'échec est permanent, ce n'est plus un accident », pouvait-on lire sur une pancarte à Paris. À Lyon, une mère de famille a confié : « On ne peut plus laisser nos enfants mourir à cause d'un système qui ne les protège pas. »
Des revendications claires
Les organisateurs réclament une enquête indépendante sur les circonstances du décès de Lyhana, ainsi qu'une réforme en profondeur des services de protection de l'enfance. Ils dénoncent également le manque de moyens alloués à la justice et aux travailleurs sociaux. « Il faut que cela change, et vite », a déclaré un porte-parole de l'association « Justice pour Lyhana ».
Les rassemblements se sont déroulés dans le calme, sous la surveillance des forces de l'ordre. À Paris, une minute de silence a été observée en mémoire de la jeune fille. Des prises de parole ont eu lieu, alternant témoignages poignants et appels à l'action.
Une affaire qui secoue le pays
L'affaire Lyhana a suscité une vive émotion en France et au-delà. L'adolescente avait été confiée à l'aide sociale à l'enfance après des signalements répétés de maltraitance, mais elle est décédée malgré les interventions des services sociaux. Ce drame a relancé le débat sur la protection de l'enfance et les responsabilités des institutions.
Les prochains rendez-vous sont déjà prévus : d'autres rassemblements sont annoncés dans les jours à venir, et une pétition en ligne a recueilli plus de 200 000 signatures. Les manifestants espèrent que leur mobilisation forcera les autorités à agir.



