Acquitté des viols, condamné à 4 ans pour violences aggravées à Alès
Ce lundi 1er juin, la cour d'assises du Gard a rendu son verdict dans l'affaire opposant Christophe Larnac, 57 ans, à son ancien collègue de travail qu'il hébergeait. L'accusé a été acquitté des faits de viols avec actes de torture, mais condamné à quatre ans de prison pour violences aggravées. Il lui est également interdit de porter une arme pendant cinq ans et il reste en détention.
Des sévices contestés mais des violences reconnues
Pendant les débats, l'accusé a nié les viols et les actes de torture, ne reconnaissant que "deux-trois" violences pour "corriger" la victime. Des scènes d'humiliation et de sévices sexuels ont été évoquées, notamment une pénétration avec un manche à balai et l'aspersion de parties intimes avec de l'eau de Javel. Cependant, l'accusé a réfuté ces accusations, pointant du doigt sa voisine qu'il accuse de manipulation.
Des contradictions dans les témoignages
Le dossier a été marqué par des déclarations fluctuantes des témoins, y compris la fille de l'accusé, son cousin et son ex-épouse, qui ont tous contredit leurs propres auditions. Le procureur Abdelkrim Grini a souligné la difficulté de l'affaire en raison de l'absence de preuves irréfutables : pas d'ADN, pas de témoins directs. Il a requis l'acquittement pour les viols, tout en insistant sur les violences, qualifiant l'accusé de "tyran domestique".
Le choc post-traumatique de la victime
Me Aurélien Vergani, avocat de la partie civile, a plaidé avec force, décrivant la déshumanisation subie par son client : "Vous l'avez dépossédé de son âme, vous l'avez détruit." Il a rappelé que la victime, absente du procès par honte, souffre d'un important choc post-traumatique. L'avocat général a reconnu ce traumatisme, mais a estimé qu'il ne pouvait être directement attribué aux viols.
La défense conteste les accusations
Me Georges Parastatis, pour la défense, a mis en doute la fiabilité des accusations, soulignant que les témoins directs n'avaient rien vu et qu'aucune trace de Javel n'avait été retrouvée sur la victime. Il a qualifié les violences de "violences entre compagnons de beuverie", sans intention de déshumaniser.
Après délibéré, la cour a prononcé l'acquittement pour les viols avec actes de torture, mais a condamné Christophe Larnac à quatre ans de prison pour les violences aggravées. Il a été reconduit en prison à l'issue du procès.



