La ministre chargée de la Petite enfance, Agnès Canayer, a annoncé que le gouvernement présentera des propositions concrètes pour soutenir la parentalité à la rentrée 2025. Cette déclaration a été faite lors d'une interview accordée au journal Libération, publiée le 26 juillet 2025.
Un plan attendu depuis plusieurs mois
Ces propositions s'inscrivent dans le cadre de la stratégie nationale de soutien à la parentalité, annoncée par le gouvernement en début d'année. Selon la ministre, l'objectif est de répondre aux difficultés rencontrées par les familles, notamment en matière de conciliation entre vie professionnelle et vie familiale, de soutien éducatif et de prévention des violences intrafamiliales.
« Nous travaillons depuis plusieurs mois avec les associations, les collectivités locales et les professionnels de la petite enfance pour élaborer des mesures concrètes et efficaces », a déclaré Agnès Canayer. Elle a également précisé que ces propositions seront présentées « dès la rentrée de septembre ».
Des mesures déjà évoquées
Parmi les pistes évoquées figurent le renforcement des dispositifs de médiation familiale, l'extension des congés parentaux et la création de lieux d'accueil pour les parents en difficulté. La ministre a également insisté sur la nécessité de mieux former les professionnels de la petite enfance et de soutenir les initiatives locales.
Selon une étude récente, près de 30 % des parents se sentent dépassés par les défis de la parentalité. Ce chiffre souligne l'urgence d'agir, selon le gouvernement.
Un budget en discussion
Le financement de ces mesures reste à préciser. Agnès Canayer a indiqué que des arbitrages budgétaires seront effectués dans le cadre du projet de loi de finances pour 2026. « Nous devons trouver des solutions durables, sans augmenter les impôts des familles », a-t-elle ajouté.
Les associations de parents et les syndicats de professionnels de la petite enfance attendent ces propositions avec impatience. Certaines d'entre elles ont déjà exprimé des réserves sur l'ambition du plan, craignant qu'il ne soit insuffisant face à l'ampleur des besoins.
Une concertation continue
La ministre a promis que la concertation se poursuivra jusqu'à la présentation des propositions. « Nous voulons que ces mesures soient le fruit d'un dialogue constructif avec tous les acteurs concernés », a-t-elle conclu.



