Fabien Galthié : 'Ce n’est pas l’équipe de France' avant le choc en Nouvelle-Zélande
Galthié : 'Ce n’est pas l’équipe de France' avant Nouvelle-Zélande

Le sélectionneur du XV de France, Fabien Galthié, s’est exprimé ce jeudi 2 juillet 2026, à deux jours du match d’ouverture du Championnat des nations face aux All Blacks à Christchurch. Il a salué cette nouvelle compétition qu’il qualifie de « formidable idée », tout en reconnaissant que son équipe, largement remaniée, ne peut pas compter sur ses meilleurs éléments, retenus par les finales du Top 14.

Un Championnat des nations prometteur

Interrogé sur la création du Championnat des nations, Galthié a déclaré : « C’est une formidable idée d’avoir construit cette compétition en mélangeant l’héritage des tournées d’été et d’automne, en essayant d’organiser le nord face au sud. Et pour la septième journée (les six finales à Twickenham), challenger les équipes du nord face au sud une dernière fois, c’est très original. Je prédis un grand succès à cette compétition. Et on a la chance d’être les premiers à jouer cette compétition. Je trouve ça formidable. »

Une équipe remaniée, privée de ses cadres

Galthié a tenu à être clair sur l’état de son effectif : « On ne peut pas faire jouer les finalistes. Souvent, ça correspond à une grande partie de l’équipe de France. Donc on fait avec ça. On pense qu’on arrive avec une équipe qui n’est pas l’équipe de France, mais clairement, c’est la meilleure équipe de France du moment. Si je prends le Tournoi des six nations, je considère que dans cette équipe-là, on a quatre titulaires du Tournoi. »

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Le XV de France alignera en effet une équipe largement remaniée, avec seulement quatre joueurs ayant débuté le dernier Tournoi des Six Nations. Cette situation est due à l’indisponibilité des finalistes du Top 14, qui ne peuvent participer à cette tournée estivale.

Damian Penaud, un retour attendu

Parmi les joueurs présents, Damian Penaud fait son retour. Galthié a confié : « Je lui ai posé la question, s’il voulait venir. Clairement, il m’a dit que oui. Pourtant il est haut dans le temps de jeu (2 183 minutes et 30 matches). Pour des raisons personnelles aussi (la naissance de son premier enfant), il aurait pu me dire non, mais il m’a dit oui. Il n’a pas lâché le morceau. Et dès ce premier rendez-vous, il va nous montrer de quoi il est capable. Il a été piqué, c’est normal, c’est un compétiteur. »

Un défi de taille face aux All Blacks

À propos de l’adversaire, Galthié a souligné : « Brutalité et talent. La brutalité liée à leur culture. Le talent lié à leur potentiel certain, et à leur motivation. Aujourd’hui, c’est la deuxième meilleure équipe au monde, à la recherche de la première place, la seule qui les intéresse. Ils ont trois titres mondiaux. Mais ils ont été dépassés par les Sud-Africains. La seule chose qui les intéresse, c’est repasser devant les Sud-Africains. »

Des choix assumés en première ligne

Interrogé sur la sélection au poste de pilier droit, le sélectionneur a expliqué : « Non, on n’a pas hésité sur la feuille de match. On a Tevita Tatafu, qu’on relance en permanence et qu’on a envie de voir avec nous, mais qui a été malheureusement blessé depuis deux saisons. On a Sipili (Falatea), passé numéro 3 à Bordeaux, mais qui a fait des belles choses avec nous. On a Régis (Montagne), qui depuis deux ans est avec nous, qui a été blessé. Et on a Demba (Bamba), qui a fait une grosse saison avec le Racing. Qui semble être plus constant. Donc on n’a pas hésité. »

L’accent mis sur la mêlée et la conquête

Galthié a justifié l’importance accordée à la mêlée et aux ballons portés : « Maintenant, 50 % des mêlées sont sifflées. Est-ce qu’elles vont être sifflées pour nous, contre nous ? En tout cas, clairement, on a décidé de mettre l’accent sur ce secteur. Mais on a besoin de comprendre aussi quels sont les attendus. Même si l’arbitrage ne change pas, les attendus des arbitres changent. Or j’ai toujours construit la stratégie de l’équipe de France en m’alignant sur les attendus de l’arbitrage. Dans la conquête, on a un autre secteur très important, les ballons portés. C’est le deuxième secteur le plus sanctionné. Là, on se trouve sur des taux de pénalité qui tournent autour de 40 %. Et nous, on veut comprendre comment on peut gagner ce rendez-vous-là. »

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Ces déclarations ont été recueillies en conférence de presse, à deux jours du choc tant attendu face à la Nouvelle-Zélande.