Un homme de 34 ans, originaire de Marseille, a vécu une situation pour le moins traumatisante lors d'une traversée vers l'île de Gozo, à Malte. Alors que le ferry quittait le port de La Valette, sa compagne l'a brusquement quitté sur le pont, le laissant seul avec ses bagages. « Elle me quitte là, sur le pont du bateau pour l'île de Gozo. Sans un mot, sans explication », raconte-t-il au journal local Times of Malta. Le couple, ensemble depuis deux ans, avait prévu une semaine de vacances.
Un départ soudain et inexplicable
Selon le témoignage recueilli par les autorités maritimes, la femme, âgée de 32 ans, aurait murmuré quelques mots à son compagnon avant de descendre rapidement vers le pont inférieur. « Je n'ai pas compris ce qu'elle disait. J'ai cru qu'elle allait chercher quelque chose. Mais elle n'est jamais remontée », explique l'homme. Le ferry, qui effectue la liaison régulière entre Malte et Gozo, a poursuivi sa route. À l'arrivée, la femme avait déjà quitté le navire, laissant son partenaire désemparé.
Les gardes-côtes maltais ont été alertés, mais aucune infraction n'a été constatée. « Il ne s'agit pas d'une disparition inquiétante, mais d'une rupture sur un bateau. C'est inhabituel, mais pas illégal », a commenté un porte-parole de la police maritime. L'homme a dû passer la nuit dans un hôtel à Gozo avant de rentrer à Malte le lendemain. Selon une enquête menée par le ministère du Tourisme maltais, les incidents de ce type restent rares : seulement 0,3 % des voyageurs déclarent avoir vécu une séparation brutale pendant leurs vacances.
Les conséquences psychologiques et pratiques
« Je me suis senti humilié et perdu. Je ne savais même pas comment rentrer chez moi », confie l'homme. Les services consulaires français ont été contactés pour l'aider à rapatrier ses affaires. La femme, contactée par la police, a simplement déclaré que leur relation était « devenue impossible » et qu'elle avait saisi l'occasion de la traversée pour mettre fin à leur histoire. Les experts en psychologie des voyages soulignent que les destinations insulaires, comme Gozo, peuvent amplifier les tensions. « L'environnement clos d'un bateau exacerbe les émotions. Beaucoup de couples craquent sous la pression des vacances », explique le Dr. Marie Dupont, psychologue clinicienne.
Sur les réseaux sociaux, l'histoire a suscité de nombreuses réactions, allant de la compassion à la moquerie. Certains internautes ont surnommé l'homme « le naufragé de l'amour ». Le bureau du tourisme de Gozo a publié un communiqué rappelant que l'île reste une destination sûre et romantique, mais que « les aléas de la vie ne sont jamais programmables ». L'homme, de retour à Marseille, a déclaré qu'il ne remettrait plus jamais les pieds sur un bateau. « Ce voyage devait être une renaissance pour nous. Il a été un naufrage », conclut-il.



