Un vol par ruse à Mauguio
Un jeune homme de 20 ans a été victime d'un vol par ruse dimanche 31 mai à Mauguio, dans l'agglomération montpelliéraine. La technique, surnommée la "prise de judo", consiste à aborder les victimes sous un prétexte, puis à profiter d'un contact physique pour leur arracher un bijou.
Le déroulement des faits
Vers 21h30, la victime a été abordée par plusieurs individus qui lui ont demandé s'il avait regardé le match PSG-Arsenal la veille. L'un d'eux lui a alors posé une question inattendue : "Tu fais du judo toi ?". Après une réponse négative, l'individu a proposé de lui montrer une prise, avant de l'agripper brusquement par le haut du corps. Le jeune homme a repoussé l'agresseur, qui s'est excusé platement avant de s'éloigner avec le groupe. Peu après, la victime a constaté la disparition de sa chaîne de cou.
La poursuite et l'interpellation
La victime s'est lancée à la poursuite du groupe, mais les échanges se sont tendus. Les mis en cause, plus nombreux, ont pris la fuite en tramway. La police municipale de Mauguio a alerté la police nationale, et deux équipages de la BAC et du Groupe de sécurité de proximité ont interpellé le groupe à l'arrêt Port-Marianne peu avant 22h.
Les suspects et les armes saisies
Parmi les personnes contrôlées, trois jeunes hommes de nationalité algérienne ont retenu l'attention :
- Le premier, âgé de 20 ans, faisait l'objet d'une OQTF et d'une interdiction du territoire.
- Le deuxième, mineur de 16 ans, était porteur d'un pistolet à impulsion électrique de type taser.
- Le troisième, également mineur de 16 ans, détenait une bombe lacrymogène. Il était fortement soupçonné d'être l'auteur de la "prise de judo".
Un quatrième jeune, signalé en fugue, a été conduit au commissariat.
La chaîne introuvable
Lors de leurs auditions, les suspects ont nié les faits, d'autant plus facilement que la chaîne dérobée n'a pas été retrouvée. Les enquêteurs pensent qu'elle aurait pu être récupérée par d'autres individus avant les interpellations.
Les suites judiciaires
Les deux mineurs trouvés en possession d'armes feront l'objet d'une convocation devant la justice le 2 septembre prochain. Le majeur, quant à lui, a été remis en liberté avec l'obligation de quitter le territoire national.



