Vol d'une Volvo via une appli de rencontre : 14 mois ferme
Vol d'une Volvo via appli de rencontre : 14 mois ferme

Le tribunal de Montauban a condamné vendredi 16 octobre un homme de 23 ans à 14 mois de prison ferme pour vol, conduite sans permis et port d'arme. Il s'agit de sa treizième condamnation. L'individu, originaire de Montpellier (Hérault), avait parcouru 500 kilomètres à bord d'une Volvo volée à Orléans (Loiret) grâce à un piège tendu via une application de rencontre.

Un rendez-vous piégé à Orléans

Le 8 octobre, Vincent, 23 ans, a mis en place son plan. Via une application de rencontre, il a donné rendez-vous à un homme à Orléans. Sous un prétexte, il a dérobé les clés de sa voiture, une Volvo, puis est rentré chez lui à Montauban (Tarn-et-Garonne), située à 500 kilomètres du lieu de rendez-vous, sans jamais avoir détenu le permis de conduire.

Ce père de famille, déjà condamné douze fois auparavant, a comparu devant le tribunal de Montauban. Ce n'était pas sa première comparution devant cette juridiction. Il était jugé pour trois délits en récidive : vol, conduite sans permis et détention d'une arme.

Interpellé après une bagarre

Vincent a été placé en garde à vue le 13 octobre. Ce jour-là, il a été contrôlé par la police dans les rues de Montauban, surnommée la cité d'Ingres, à la suite d'une bagarre. Les forces de l'ordre l'ont alors surpris avec un couteau, alors qu'il avait interdiction de posséder une arme. Selon La Dépêche, c'est cet événement qui a conduit à sa comparution immédiate.

Face au juge, l'accusé a confirmé avoir volé la Volvo, mais a réfuté toute relation homosexuelle avec sa victime. Pour ce qui est du port d'arme, son avocate a défendu un « motif légitime de le porter », arguant qu'il est sans domicile fixe et évoquant notamment un « besoin pour manger ». Elle a détaillé la vie difficile de l'homme, abordant son enfance et ses problèmes financiers.

Verdict et révocation du sursis

Le procureur de la République a requis un an de prison ferme et la révocation totale d'un sursis probatoire de six mois, comme demandé par le juge d'application des peines (JAP). Le tribunal a suivi ces réquisitions en condamnant Vincent à quatorze mois de prison ferme, portant à treize le nombre de ses condamnations.