Il fallait oser. Le 31 mars dernier, une femme, placée sous bracelet électronique, a dérobé une trottinette au sein des locaux des Services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP), chargés du suivi des personnes purgeant une peine. La suspecte a été interpellée juchée sur l’engin, mardi. Bilan : présentation devant le magistrat de permanence du parquet d’Agen, et placement en détention provisoire dans l’attente de sa comparution devant le tribunal correctionnel pour répondre du vol.
Cette affaire, pour le moins insolite, s’est déroulée il y a quelques semaines. La mise en cause a été interpellée peu après le larcin, alors qu’elle circulait sur la trottinette volée. Les faits se sont produits dans les locaux mêmes du SPIP, un service chargé de suivre les personnes condamnées à des peines alternatives ou en aménagement de peine. La femme, déjà sous bracelet électronique, a ainsi commis un nouveau délit en toute impunité apparente.
Les autorités ont rapidement réagi. Après son interpellation, elle a été présentée au magistrat de permanence du parquet d’Agen, qui a ordonné son placement en détention provisoire. Elle devra désormais répondre de ses actes devant le tribunal correctionnel. Cette affaire soulève des questions sur la sécurité et le contrôle des personnes sous surveillance électronique, ainsi que sur la gestion des biens au sein des services pénitentiaires.



