Gaza : l'armée israélienne bombarde une mosquée présentée comme dépôt d'armes du Hamas
Israël bombarde une mosquée à Gaza, dépôt d'armes selon l'armée

Bombardement d'une mosquée à Gaza

L'armée israélienne a annoncé jeudi 29 juillet 2026 avoir bombardé une mosquée dans le camp de réfugiés d'Al-Shati, dans la bande de Gaza, affirmant que le bâtiment servait de dépôt d'armes pour le Hamas. Le raid aérien a détruit l'édifice et fait au moins 12 morts et 30 blessés, selon le ministère de la Santé de Gaza.

Justification israélienne

Le porte-parole de Tsahal, le colonel Avichay Adraee, a déclaré : « Cette mosquée était utilisée par le Hamas comme entrepôt de munitions et centre de commandement. Nous avons ciblé précisément cette infrastructure terroriste après avoir recueilli des renseignements solides. » Il a ajouté que des mesures avaient été prises pour minimiser les pertes civiles, mais n'a pas fourni de preuves immédiates.

Réactions palestiniennes

Le Hamas a démenti catégoriquement ces allégations. Dans un communiqué, le mouvement islamiste a qualifié le bombardement de « crime de guerre » et d'« agression contre les lieux de culte ». Un responsable du Hamas à Gaza, Hazem Qassem, a affirmé : « C'est un mensonge éhonté. Aucune arme n'était stockée dans cette mosquée. C'est une tentative de justifier le meurtre de civils innocents. »

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Bilan humain et dégâts

Le ministère de la Santé de Gaza a précisé que parmi les 12 morts figurent trois enfants et une femme. Les opérations de sauvetage se poursuivent alors que des équipes tentent de dégager les décombres. Au moins 30 blessés ont été transportés à l'hôpital Al-Shifa. L'ONU a fait état de dommages collatéraux importants dans le quartier résidentiel environnant.

Contexte régional

Ce bombardement intervient dans le cadre d'une escalade militaire israélienne dans la bande de Gaza, qui dure depuis une semaine. Selon l'armée israélienne, plus de 200 roquettes ont été tirées depuis Gaza vers Israël ces derniers jours, provoquant des tirs de représailles. La mosquée visée se trouvait à proximité d'une école et d'un marché, ce qui soulève des inquiétudes quant au respect du droit international humanitaire.

Appels à la retenue

La communauté internationale a réagi rapidement. Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a « condamné tout ciblage de civils et d'infrastructures civiles » et appelé à une désescalade immédiate. L'Union européenne a demandé une enquête indépendante. La Ligue arabe a dénoncé une « violation flagrante du droit international ». De son côté, les États-Unis ont réaffirmé leur soutien au droit d'Israël à se défendre mais ont insisté sur la nécessité de protéger les civils.

Impact humanitaire

Selon l'UNRWA, plus de 50 000 Palestiniens ont été déplacés dans la bande de Gaza depuis le début de l'offensive. Le bombardement de la mosquée a ravivé les craintes d'une nouvelle escalade du conflit. Des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes palestiniennes, dont Ramallah et Hébron. Le Croissant-Rouge palestinien a appelé à un cessez-le-feu humanitaire pour permettre l'acheminement de l'aide.

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