Les marins-pêcheurs des Alpes-Maritimes ont levé leur blocus du port de Nice à 14 heures ce jeudi 17 septembre, après avoir maintenu un barrage filtrant depuis 6 heures du matin pour protester contre la hausse du prix du carburant. Le mouvement a permis de démontrer leur capacité à paralyser l'accès au bassin Lympia, selon les organisateurs.
Un barrage filtrant levé en début d'après-midi
Le dispositif, installé entre les deux phares de l'entrée du port, a été retiré à 14 heures, permettant au Royal Clipper, le cinq-mâts emblématique de la compagnie monégasque Star Clippers, de venir s'amarrer dans le bassin Lympia. Plus tôt dans la matinée, le Pascal Lota de la Corsica Ferries avait dû changer de cap : ses quelque 600 passagers partis la veille de Propriano ont finalement débarqué à Savone.
Le barrage, tenu par une dizaine d'embarcations, se voulait filtrant. « On n'est pas là pour embêter les locaux », expliquait Arnaud Allari, second Prud'hommes à Saint-Jean-Cap-Ferrat, à l'heure de lever le blocus. Les professionnels ne laissaient passer que les bateaux « qui bossent », comme l'a crié l'un d'eux depuis le pont de son embarcation.
Des négociations à Paris en toile de fond
La date de ce mouvement ne devait rien au hasard. La ministre déléguée en charge de la Mer et de la Pêche, Catherine Chabaud, avait rendez-vous ce jeudi matin avec les représentants de cette profession qui a commencé à manifester sa colère dès le début de la semaine. Les pêcheurs maralpins entendaient peser sur ces négociations qui se tenaient à Paris.
Sans attendre la fin des discussions ni les éventuelles annonces gouvernementales susceptibles d'apaiser leur colère, les marins-pêcheurs maralpins ont levé leur blocus à Nice. Ils n'en demeurent pas moins déterminés : « On a démontré qu'on pouvait bloquer le port, qu'on en était capable, et s'il le faut on le refera », prévient Arnaud Allari.



