Voiture volée au nom de Macron : un Clermontois relaxé
Voiture volée au nom de Macron : relaxe du conducteur

Un Clermontois de 27 ans a comparu ce mardi devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand pour recel de vol après avoir acheté une Renault Megane qui s'est révélée volée. L'affaire a pris une tournure inattendue lorsque les forces de l'ordre ont découvert que le véhicule était immatriculé au nom du président de la République, Emmanuel Macron, avec pour adresse le palais de l'Élysée.

Les faits : un achat sur les réseaux sociaux

En février 2025, le prévenu a acquis la Renault Megane via une annonce publiée sur les réseaux sociaux. Lors d'un contrôle routier, les policiers ont constaté que la voiture avait été volée, qu'elle n'était pas assurée et que l'immatriculation ne correspondait pas au conducteur, mais bien à Emmanuel Macron. « C'est quand j'étais en garde à vue que le policier m'a dit qu'elle était au nom d'Emmanuel Macron. Je lui ai dit : ''C'est une blague ?'' Il m'a répondu que non. Mon seul tort, c'est de ne pas avoir fait les démarches administratives », a expliqué le prévenu à l'audience.

Des éléments troublants pour le parquet

Le ministère public a relevé plusieurs circonstances suspectes : « l'achat d'un véhicule à 3 heures du matin, et un prix qui ne correspond pas à sa valeur réelle ». Ces éléments ont alimenté les soupçons de recel. Cependant, la défense a plaidé la bonne foi. L'avocat du jeune homme a soutenu que son client ignorait que la voiture était volée : « Il n'y avait rien de frauduleux dans l'acquisition. Parce que la voiture ne marchait pas correctement, il a décidé de ne pas l'immatriculer à son nom. Mon client a eu des amendes qui sont remontées au vendeur et qui, pour se venger, a immatriculé le véhicule au nom d'Emmanuel Macron. »

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La décision du tribunal

Après délibération, le tribunal a relaxé le prévenu du chef de recel de vol et lui a restitué la voiture. En revanche, il a été condamné à une amende de 500 euros pour conduite sans assurance. De plus, il devra procéder au changement d'immatriculation du véhicule pour le mettre à son propre nom. Cette affaire, bien que cocasse, rappelle les risques liés à l'achat de véhicules d'occasion sans vérification administrative approfondie.

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