Affaire des viols en Gironde : Wyylde, un paravent pour prédateurs
Viols en Gironde : Wyylde, paravent pour prédateurs

L’enquête sur l’affaire des viols dits « libertins » en Gironde met en lumière le rôle trouble de plateformes numériques comme Wyylde, utilisées par des prédateurs sexuels pour repérer et agresser leurs victimes. Selon les investigations menées par les autorités judiciaires, l’application de rencontres libertines a servi de paravent à un homme accusé d’avoir drogué et violé plusieurs femmes rencontrées via le site.

Un mode opératoire rodé

Le suspect, un homme de 45 ans résidant en Gironde, est mis en examen pour viols aggravés et administration de substances nocives. Il utilisait Wyylde pour entrer en contact avec des femmes intéressées par des pratiques libertines, avant de les inviter chez lui. Lors des rendez-vous, il leur aurait fait ingérer des substances sans leur consentement, les mettant hors d’état de se défendre. Selon les premiers éléments de l’enquête, au moins dix victimes auraient été recensées, certaines ayant déposé plainte après avoir découvert les faits.

Wyylde pointé du doigt

L’enquête révèle que la plateforme Wyylde, comme d’autres sites de rencontres libertines, n’exerce aucun contrôle rigoureux sur l’identité de ses utilisateurs ni sur leurs antécédents judiciaires. « Ces plateformes offrent une couverture idéale pour les prédateurs, qui peuvent créer des profils fictifs et multiplier les rencontres sans aucune vérification », a déclaré une source proche de l’enquête. Les avocats des parties civiles dénoncent un manque de responsabilité des opérateurs. « Wyylde doit être tenu pour complice de ces crimes, car il a fourni le terrain de chasse aux agresseurs », a affirmé l’un d’eux.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un phénomène inquiétant

Cette affaire n’est pas un cas isolé. Les associations de défense des droits des femmes alertent depuis plusieurs années sur les dérives des applications de rencontres, notamment celles dédiées aux pratiques libertines. Selon une étude récente, 30 % des utilisatrices de ces plateformes déclarent avoir subi des violences sexuelles lors d’un rendez-vous organisé via l’application. « Le numérique est devenu un outil de prédation massive, et les plateformes doivent être régulées », a souligné une porte-parole de l’association Osez le Féminisme.

Les autorités judiciaires réagissent

Le parquet de Bordeaux a ouvert une information judiciaire pour viols aggravés et administration de substances nocives. Les enquêteurs tentent d’identifier d’éventuelles autres victimes et de déterminer si le mis en cause a agi seul. La plateforme Wyylde, de son côté, a affirmé avoir collaboré avec les autorités, mais refuse de commenter les accusations. « Nous prenons ces allégations au sérieux et avons fourni toutes les informations requises dans le cadre de l’enquête », a indiqué un porte-parole de l’entreprise.

Vers une régulation des plateformes

L’affaire relance le débat sur la responsabilité des plateformes numériques dans les violences sexuelles. Des parlementaires ont déjà proposé un renforcement des obligations de vérification d’identité et de signalement. « Il est temps que ces entreprises cessent de se cacher derrière le statut d’hébergeur et assument leur rôle dans la prévention des crimes », a déclaré une députée spécialiste des questions numériques. En attendant, l’enquête se poursuit, et les victimes espèrent que cette affaire permettra de faire évoluer la loi.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale