Un constat alarmant un an après
Un an après le scandale déclenché par les révélations de l'ancienne skieuse Maëlle Chenal, la Fédération française de ski (FFS) peine à mettre en place des mesures efficaces contre les violences sexistes et sexuelles. Selon une enquête du journal Le Monde, publiée le 23 juillet 2026, seules 12 plaintes ont été déposées auprès de la cellule d'écoute mise en place par la fédération, et aucune n'a abouti à une sanction disciplinaire.
Des mesures jugées insuffisantes
La FFS a créé un poste de référent éthique et lancé des formations obligatoires pour les entraîneurs. Cependant, des athlètes et des parents d'élèves dénoncent un manque de transparence et de suivi. « On brasse du vent, confie une mère d'une jeune skieuse sous couvert d'anonymat. Les formations sont théoriques et ne changent rien au quotidien. »
Des chiffres qui parlent
Sur les 12 plaintes reçues, 8 concernent des faits de harcèlement sexuel et 4 des agressions sexuelles. Aucune n'a été transmise à la justice. La FFS affirme avoir mis en place une procédure interne, mais les victimes se heurtent à un mur. « Il y a une culture du silence très ancrée », explique Maëlle Chenal, qui avait témoigné en 2025.
Un plan d'action contesté
La fédération a dévoilé un plan d'action en trois points : prévention, signalement et sanction. Mais pour les critiques, ce plan manque d'ambition. « Les sanctions prévues sont dérisoires, estime un avocat spécialisé. Un simple avertissement pour un entraîneur reconnu coupable de harcèlement, c'est inacceptable. »
Des appels à une réforme en profondeur
Plusieurs voix s'élèvent pour réclamer une enquête parlementaire. La ministre des Sports, interrogée par Le Monde, promet de « renforcer les contrôles » mais ne se prononce pas sur une éventuelle mise sous tutelle de la FFS. Les associations de défense des victimes, elles, appellent à une refonte totale du système.



