Un homme de 23 ans a été condamné lundi 10 août à douze mois de prison, dont six avec sursis probatoire, pour des violences commises sur sa compagne dans la nuit du 6 au 7 août à La Grand-Combe (Gard). Jugé en comparution immédiate par le tribunal judiciaire d'Alès, il a été maintenu en détention. La victime, constituée partie civile, a obtenu 1 500 euros pour son préjudice moral.
Des violences filmées par la sœur de la victime
Vers 2 h 30, après une soirée passée au domicile de la jeune femme, une dispute a éclaté à propos de messages aperçus sur son téléphone. Le prévenu, arrivé menotté et sous escorte, n'a pas contesté les faits. "Je lui ai mis deux gifles et un coup de poing au visage", a-t-il reconnu à la barre. La victime a présenté quatre jours d'incapacité totale de travail, et du mobilier a également été dégradé. Une vidéo enregistrée par la sœur de la victime, présente sur place, a été versée au dossier. Le ministère public a souligné que l'on y entendait les pleurs et les gémissements de la jeune femme, donnant, selon la magistrate, "une idée de la violence de la scène".
Le prévenu reconnaît un contexte de violences répétées
À la barre, le prévenu a tenté d'expliquer son geste. "Je l'ai pris comme un manque de respect", a-t-il affirmé, avant d'évoquer une gifle qu'il aurait reçue. La magistrate Élodie Thébaud l'a alors interrogé sur le caractère répétitif des violences. Il a fini par admettre : "Ces derniers temps, on a des problèmes de couple", et a reconnu que des gifles avaient déjà été échangées. Le tribunal s'est également attardé sur sa situation judiciaire. Condamné une première fois en 2022 pour trafic de stupéfiants, il était sorti d'une maison d'arrêt en février dernier, sous contrôle judiciaire, dans le cadre d'une affaire criminelle liée au milieu marseillais. Il devait notamment respecter une obligation de résidence.
Des réquisitions fermes et une peine assortie d'obligations
Pour le parquet, le prévenu "ne prend pas la mesure de la situation dans laquelle il se trouve". La substitut du procureur, Sandrine Fabre, a requis quinze mois d'emprisonnement, dont sept avec sursis probatoire, ainsi que son maintien en détention. Sa défense, Me Sophie Bonnaud, a insisté sur les deux années d'incarcération vécues par son client et sur la reconnaissance immédiate des violences. "J'ai passé deux ans sans personne en prison. J'ai pas l'habitude", avait-il déclaré en évoquant les pleurs de son fils de 7 ans.
Le tribunal l'a déclaré coupable et a prononcé douze mois de prison, dont six avec sursis probatoire pendant deux ans. Il a été maintenu en détention. Il a également une obligation de travailler, de se soumettre à des soins et d'effectuer un stage de sensibilisation aux violences. Il lui est interdit d'entrer en contact avec la victime et de paraître à son domicile, pendant trois ans. La victime, constituée partie civile, a obtenu 1 500 euros au titre de son préjudice moral.



