Violences intrafamiliales à Alès : un Gardois condamné à un an de prison
Violences à Alès : un Gardois condamné à un an de prison

Le 13 août 2026, le tribunal d'Alès a condamné un homme de 45 ans à un an de prison, dont six mois avec sursis probatoire, pour des violences habituelles commises sur son épouse et son fils de 5 ans. Le prévenu, domicilié à Saint-Jean-du-Gard, a également reçu un mandat de dépôt et l'obligation de se faire soigner pour son alcoolisme.

Des violences dénoncées après trois ans de souffrance

Le 7 août, l'épouse du prévenu a déposé plainte auprès de la gendarmerie, sur les conseils d'une assistante sociale, après avoir subi des violences, tout comme leur fils âgé de 5 ans. Selon la plaignante, ces violences duraient depuis trois ans, survenant généralement lorsque son mari était ivre. Lors de l'audience, la juge rapporteur a détaillé les faits, mais le prévenu a minimisé ses actes, affirmant : "Je suis quelqu'un de très gentil, de serviable. Je ne suis pas violent." Il a ajouté que "les disputes que l'on peut avoir peuvent dire que je suis violent, mais je ne le suis pas", et que "ce qui est décrit n'est pas la réalité".

La présidente du tribunal dénonce un déni flagrant

Face à ces déclarations, la présidente de l'audience, Élodie Thebaud, est sortie de ses gonds : "Vous ne mesurez absolument pas ! Vous rigolez ou quoi ? Il faut arrêter de prendre le tribunal pour des idiots ! Vous êtes complètement dans le déni alors qu'on vous présente un nombre de faits incommensurables." La substitute du procureur, Sandrine Fabre, a renchéri : "On n'a pas besoin de tergiverser, vous vous voilez la face." Le prévenu a finalement concédé quelques violences, mais avec difficulté.

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Le parquet requiert deux ans, le tribunal condamne à un an

Le parquet a qualifié le prévenu de "tyran" et a requis deux ans de prison, dont un avec sursis probatoire, sans écarter un mandat de dépôt ni un bracelet électronique pour la partie ferme. En défense, Me Sophie Bonnaud a souligné que "on n'est plus dans une situation de déni", tout en contestant les violences habituelles, arguant que "sans les soins, il n'y aura rien", car la "relation nocive" de son client avec l'alcool "le rend nocif". Le tribunal a finalement condamné l'homme à un an de détention, dont la moitié avec sursis probatoire, a délivré un mandat de dépôt et a ordonné qu'il se fasse soigner.

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