À Vence, le campement sauvage du chemin de la Sine s'étend, la maire saisit la justice
Vence : le campement sauvage s'étend, la maire saisit la justice

Le campement sauvage installé sur un terrain privé en zone boisée au chemin de la Sine, à Vence, prend de l'ampleur. Alors que deux caravanes étaient signalées le 14 juillet 2026, on en compte désormais une demi-douzaine depuis le week-end du 20 juillet. Le propriétaire du terrain, un forain, a été rejoint par d'autres familles, dans une zone classée rouge par le plan de prévention du risque incendie (PPRI).

La maire saisit la justice et l'État

La maire de Vence, Anne Sattonnet, a déjà saisi le préfet et le procureur de la République. Elle annonce que son avocat introduira un référé d'heure à heure devant le tribunal judiciaire de Grasse ce mardi 21 juillet 2026. « Notre avocat introduira aussi un référé d'heure à heure devant le tribunal judiciaire de Grasse », déclare l'élue, déterminée à mettre fin à cette occupation illégale.

Anne Sattonnet rappelle que ce n'est pas la mairie qui fixe les règles des PPRI. Elle demande à l'État d'être cohérent et, si nécessaire, d'autoriser le concours de la force publique pour évacuer les lieux. Selon elle, ce problème pourrait devenir récurrent si aucune action ferme n'est prise.

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Des branchements illégaux sur la borne incendie

Le terrain a été acheté il y a quelques années par un forain. « Cette personne a d'ailleurs déjà fait l'objet d'une procédure initiée par mon prédécesseur parce qu'il avait commencé à déboiser les lieux sans autorisation », rapporte Anne Sattonnet. Les occupants avaient entrepris des démarches pour se raccorder à l'eau d'arrosage, mais cette source leur a été coupée par la mairie. « Mais ils se sont branchés sur la borne incendie », dénonce la maire.

Le propriétaire aurait confié à l'élue son intention de venir passer « trois mois par an » sur le site, en dépit des règles d'urbanisme et de prévention du risque incendie. Ce lundi 20 juillet 2026 au matin, les gendarmes et la police municipale sont une nouvelle fois venus constater l'occupation des lieux.

Un risque incendie majeur

La zone boisée où sont installées les caravanes est classée en zone rouge du PPRI, ce qui interdit toute construction ou installation nouvelle en raison du risque élevé d'incendie. La présence de six caravanes et les branchements illicites sur la borne incendie aggravent la situation, selon la mairie. Anne Sattonnet insiste sur la nécessité d'une action rapide pour éviter un drame.

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