Un an de prison et perte d'autorité parentale pour violences conjugales à Alès
Un an ferme et perte d'autorité parentale pour violences conjugales

Le tribunal correctionnel d'Alès a condamné, lundi 27 juillet, un homme de 60 ans à un an de prison ferme pour des violences conjugales et des menaces réitérées à l'encontre de sa compagne, enceinte de leur enfant. Les faits se sont déroulés à Boisset-et-Gaujac (Gard). Déjà sous sursis probatoire pour une précédente condamnation en 2025, le prévenu a également été déchu de l'autorité parentale.

Des menaces glaçantes qualifiées de "plaisanterie"

Lors de l'audience en comparution immédiate, l'homme a tenté de minimiser la portée de ses propos. "Tu vas finir dans la cheminée comme le père Noël", "je vais trouver un cochon pour qu'il finisse les restes", "il faudra bien que tu finisses mal un jour…" Autant de messages téléphoniques enregistrés par la victime, que le prévenu a décrits comme une "plaisanterie". Mais pour les magistrats et la victime, présente dans la salle d'audience le visage tendu, ces mots étaient bien réels et terrifiants.

La femme, liée par un pacte civil de solidarité avec l'accusé, s'est constituée partie civile sans demande de compensation financière. Son unique objectif : obtenir l'éloignement de son compagnon violent, dont elle attend un enfant. Elle a relaté des épisodes de violences physiques et psychologiques, dont une scène où l'homme aurait saccagé des meubles à coups de machette avant de poser l'arme sur son ventre en proférant des menaces.

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Le déclic lors de vacances en camping

Le déclic pour la mère de famille est survenu lors de récentes vacances en camping. Selon son témoignage, le père de son futur enfant "est parti en vrille", déchirant la tente familiale sous les yeux de ses deux filles issues d'une précédente union et de leur bébé commun. Cet épisode a mis fin à sa tolérance alors qu'elle s'était déjà réfugiée à plusieurs reprises chez des voisins.

Lors de l'audience, le prévenu a bredouillé, les larmes aux yeux, évoquant "des enfants d'amour" et affirmant avoir besoin d'un suivi psychologique pour "changer et montrer le bon exemple". Pourtant, il avait déjà suivi un parcours de soins dans le cadre de sa condamnation de 2025 pour violences conjugales. La substitut du procureur, Cindy Fernandez, a souligné que ce suivi, de même que le stage de sensibilisation aux violences conjugales, n'avaient "pas porté leurs fruits".

Une peine alourdie par le passé judiciaire

Rappelant que le mis en cause était déjà sous sursis probatoire, la procureure a requis la révocation de ce sursis et six mois de prison ferme, évoquant une "situation inquiétante" et louant "le courage de Madame". L'avocat de la défense, Me Gilbert Bekale, a tenté de relativiser les propos de son client en le décrivant comme "un très mauvais comédien, il ne fera jamais de stand-up", tout en reconnaissant des difficultés d'expression. Le prévenu lui-même a admis "un manque de contrôle" et des problèmes d'addiction à l'alcool, mais a continué à contester le caractère menaçant de ses messages.

Après délibération, le tribunal a condamné l'homme à un an de prison ferme, assorti d'un mandat de dépôt immédiat et du retrait de l'autorité parentale. À l'énoncé du verdict, un souffle de soulagement a parcouru la victime et son amie présente. Le condamné, lui, s'est d'abord enquis du paiement des frais de justice, puis de la date d'incarcération. Le président Kellian Blanchet a répondu : "Immédiatement."

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