Les principales organisations étudiantes ont promis lundi de rester mobilisées, dénonçant un gouvernement « à côté de la plaque » au lendemain de l’allocution d’Emmanuel Macron, sans communiquer à ce stade de date en particulier. Plusieurs campus étaient encore fermés lundi, comme certains de l’université de Lille, de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines ou encore l’université Paris-8, entre autres, ont annoncé les universités sur les réseaux sociaux.
Blocage au Louvre et critiques de l'Unef
Lundi matin, des étudiants ont également bloqué l’accès au Louvre pour exprimer leur « soutien » au mouvement des lycéens. « Macron dit : “Écouter les revendications de la jeunesse avec bienveillance et sans jugement”, la réalité est qu’il n’a rien compris, rien écouté et n’en a que faire des revendications de la jeunesse », a fustigé dans un communiqué l’Unef, troisième organisation étudiante, jugeant que « le gouvernement répond à côté de la plaque ».
Appels à poursuivre la contestation
« Les discussions annoncées par le président (Emmanuel Macron) ne serviront à rien si la seule issue donnée est l’élection présidentielle de 2027. La jeunesse n’attendra pas six mois », a-t-elle ajouté, promettant que « nous continuerons à descendre dans la rue ». Même son de cloche côté Union étudiante, qui assure qu’elle « rester(a) mobilisé(e) tant que des engagements concrets ne seront pas obtenus » et appelle « tous les étudiant·es à poursuivre l’organisation sur les lieux d’études et dans la rue ».
La Fage vigilante sur le dialogue social
Dimanche soir, le chef de l’Etat a assuré qu'« élèves, étudiants, enseignants, représentants des organisations patronales et syndicales, collectivités territoriales, parlementaires, travailleront dès cette semaine avec le gouvernement à des propositions concrètes ». La présidente de la Fage, première organisation étudiante, Suzanne Nijdam, a prévenu qu’elle serait « vigilante » à ce que les discussions annoncées par Macron ne deviennent pas « un pseudo dialogue social ». « Il faut réunir les conditions du dialogue social, avoir des choses à discuter, les revendications sont claires », a-t-elle insisté, souhaitant une nouvelle fois qu’elles se traduisent dans le projet de loi de finances pour 2027.