Le conseil municipal de Saint-Étienne-des-Sorts a procédé à l'élection de trois nouveaux adjoints vendredi 17 juillet 2026, à la suite de l'annulation du scrutin du 21 mars 2026 par le tribunal administratif. Cette décision, datée du 17 juin 2026, a invalidé l'élection d'Emmanuelle Marion, David Cuadrado et Sébastien Sanchez en tant que premier, deuxième et troisième adjoints, car le vote uninominal par poste ne respectait pas les nouvelles dispositions de l'article L. 2122-7-2 du Code général des collectivités territoriales, qui imposent un scrutin de liste paritaire.
Un nouveau scrutin sous le signe de la parité
La réunion s'est tenue dans la salle du conseil municipal en présence de quatorze élus, Ludovic Polge étant absent non excusé, et d'une trentaine de Stéphanois. Deux listes étaient en compétition : la liste 1 composée d'Emmanuelle Marion, David Cuadrado et Aline Gentil, et la liste 2 formée par Françoise Becquart, Éric Tortosa et Fabienne Gehin. Le vote à bulletin secret a donné la victoire à la liste 2 avec 8 suffrages contre 6 pour la liste 1. Ainsi, Françoise Becquart devient première adjointe, Éric Tortosa deuxième adjoint et Fabienne Gehin troisième adjointe.
Un climat serein mais des préoccupations citoyennes
La mise en conformité de l'exécutif municipal s'est déroulée dans un climat très serein, avec une apparente approbation du public. Cependant, la présence nombreuse des habitants n'était pas principalement motivée par cette élection, mais par un sujet polémique : le projet d'extension d'une carrière et la création d'une déchetterie professionnelle. En préalable au conseil municipal, avec l'accord du maire, Bernard Seu s'est adressé aux élus au nom d'un collectif en cours de constitution pour leur demander de s'opposer à cette implantation. Il a déclaré : "Cette carrière détruira 24 hectares de collines… Saint-Étienne n'a pas vocation à devenir la poubelle du Gard-Rhodanien".
Consultation populaire en vue
Face à cette mobilisation, la municipalité, rappelée à ses promesses de campagne, s'est engagée à organiser une consultation de la population sur le sujet. Le projet n'étant pas suffisamment avancé pour nécessiter une réponse immédiate, les élus n'ont pas confirmé leur position, qui dépendra largement des résultats de cette consultation. Il semble évident que ce dossier constituera le principal sujet d'agitation locale dans les semaines à venir.



