Le chanteur et peintre Tristan, de son vrai nom Pascal Dequatremare, est décédé ce mardi 4 août à Pau (Pyrénées-Atlantiques) des suites d'un cancer fulgurant, au lendemain de son 68e anniversaire. L'information a été confirmée par son agent artistique, le galeriste Stéphane Mortier, auprès de l'AFP, ainsi que par son amie proche Anne Israël.
Un tube culte de 1988
Tristan a connu la consécration en 1988 avec son titre « Bonne, bonne humeur ce matin », devenu un véritable phénomène musical. Le clip, réalisé par Mathieu Kassovitz, mettait en scène un jeune Vincent Cassel comme figurant. Plusieurs toiles de l'artiste-peintre, actif depuis l'adolescence, apparaissent d'ailleurs dans ce clip, mêlant ainsi ses deux passions.
Avant sa carrière solo, Tristan avait été membre du groupe de rock punk les Guilty Razors. Au début des années 1980, il avait également cofondé le collectif d'artistes Les Musulmans fumants, qui s'est séparé à la fin de la décennie. Dans le domaine de la peinture, il utilisait le pseudonyme Tristam.
Une reconversion dans la peinture
Au début des années 1990, Tristan a brièvement été animateur dans la matinale de M6, avant de se consacrer entièrement à la peinture. Son œuvre picturale, souvent liée à son univers musical, a marqué ceux qui l'ont côtoyé.
La disparition de Tristan a suscité de nombreuses réactions, notamment sur les réseaux sociaux. Le journaliste Alister, spécialiste de la culture pop, a rendu hommage à l'artiste sur X (anciennement Twitter) : « J'apprends la disparition de Tristan (aka Tristam Nada), interprète du fantastique "Je suis de bonne bonne humeur ce matin" en 1988. Qu'il repose en paix. »
Un héritage musical et pictural
Le tube « Bonne, bonne humeur ce matin » reste ancré dans les mémoires comme un hymne à la joie de vivre, régulièrement diffusé à la radio et repris dans diverses occasions. Le travail de peintre de Tristan, sous le nom de Tristam, a également laissé une trace dans le monde de l'art contemporain.
Sa disparition brutale, à seulement 68 ans, marque la fin d'une carrière éclectique, entre musique et peinture. Les hommages se multiplient pour saluer la mémoire d'un artiste singulier, dont l'optimisme communicatif continue d'inspirer.



