Depuis la gare en briques rouges de Grantham, le train à deux wagons de l'East Midlands Railway prend tout son temps. Il cahote, s'arrête régulièrement sur les rails au milieu de vastes champs, dans le grenier de l'Angleterre. Quelques rares passagers ronflent sans se soucier des aléas du trajet. Mary, elle, regarde sa montre. Infirmière, la quarantaine, elle prend sa garde dans trente minutes dans un petit hôpital privé de Boston, 75 000 habitants.
Un trajet semé d'embûches
Le train, qui semble vieillissant, peine à maintenir une vitesse constante. Les arrêts fréquents, souvent imprévus, allongent un trajet déjà long. Pour Mary, chaque minute compte. Elle doit être à l'heure pour prendre son service, mais les conditions de transport ne lui facilitent pas la tâche.
Le quotidien des navetteurs
Comme Mary, de nombreux travailleurs dépendent de cette ligne ferroviaire pour se rendre à leur emploi. Les retards et les ralentissements sont monnaie courante, ce qui génère stress et frustration. Pourtant, les passagers habitués s'adaptent, certains en profitant pour dormir ou lire.
Malgré les difficultés, Mary garde son calme. Elle sait que son travail l'attend et qu'elle doit être professionnelle, quelles que soient les circonstances. Mais elle espère que les autorités ferroviaires amélioreront bientôt la ponctualité et la fiabilité de cette ligne essentielle pour la région.



