Ce vendredi 17 juillet 2026, François Obé, 49 ans, est arrivé à Paris Austerlitz avec plus de huit heures de retard. Parti de Toulouse la veille au soir, il espérait rejoindre Évreux en Normandie pour des rendez-vous médicaux avec sa mère âgée. Mais son Intercité de nuit 3750 a été bloqué après qu'un arbre a touché le pantographe à Gourdon, dans le Lot, lors des orages de jeudi soir.
Un retard de près de neuf heures
Le train devait arriver vers 7 heures du matin, mais il a finalement atteint Paris vers 16 heures, soit près de neuf heures de retard. La SNCF a confirmé à Midi Libre qu'une branche d'arbre, tombée sur une caténaire à cause des orages, a endommagé le pantographe. François a chroniqué son calvaire sur X, déplorant le manque d'information : « L'électricité a cessé, plus rien ne fonctionnait. On n'a eu aucune nouvelle. » Il a dû utiliser Google Maps pour savoir où il se trouvait.
Des heures sans eau ni nourriture
François reconnaît que les agents ont fait de leur mieux, mais il énumère plusieurs « trucs insensés ». « On n'avait pas à boire, à manger. C'est seulement à 10 h 30, lorsque les gens ont dit qu'ils allaient sortir s'acheter à manger en gare de Cahors, qu'ils ont annoncé de but en blanc qu'ils amenaient des boîtes de nourriture. » Il cite aussi un contrôleur qui a aidé une femme handicapée à transborder, mais sans assistance à l'intérieur du train.
Les passagers ont finalement été transférés dans un autre train après que des agents ont déblayé les rails. François dénonce le manque d'entretien : « Ce qui nous a le plus énervés, c'est qu'on a constaté que la SNCF n'avait absolument pas élagué les arbres. Dès qu'il y a un orage, une branche plus humide touche le pantographe. » Il assure que des agents en gare de Cahors lui ont confirmé que l'élagage n'était pas fait, ce qui l'a « désolé ». « Je vois le délabrement du matériel, ça me donne honte pour notre pays. »
Un périple de 24 heures
Après son arrivée à Austerlitz, François a dû courir pour rejoindre la gare Saint-Lazare en une demi-heure afin de prendre son train pour Évreux. Il dit « ne pas avoir dormi de la nuit » et avoir passé près de 24 heures éreintantes. Il est finalement arrivé à Évreux ce vendredi soir, mais son programme de rendez-vous médicaux était « complètement foiré », selon ses mots. « Ma mère est âgée et la canicule a rendu les choses plus compliquées, il me fallait absolument une journée ouvrable. »



