Toulon : un homme condamné à 4 ans de prison pour avoir poignardé un client de bar
Toulon : 4 ans de prison pour avoir poignardé un client de bar

Un homme de 47 ans a été condamné ce mercredi à quatre ans d’emprisonnement pour des violences aggravées commises à Toulon en fin d’après-midi du samedi 20 juin 2026, a annoncé le procureur de la République de Toulon, Raphaël Balland. La sanction a été mise à exécution immédiatement.

Les faits : une altercation dégénère

Les faits se sont produits dans un bar du quartier du Pont-du-Las, fréquenté par le prévenu et la victime, un homme âgé de 38 ans qui a reçu un coup de couteau dans le ventre. La lame s’est enfoncée sur quatre centimètres, nécessitant plusieurs jours d’hospitalisation. La victime a également été blessée à un doigt, et au moins 15 jours d’incapacité totale de travail (ITT) lui ont été délivrés.

« Je croyais que j’allais mourir, j’avais du sang de partout », confie la victime contactée par Var-Matin au lendemain du procès qui s’est tenu dans la soirée de ce mercredi.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un incident provoqué par une intervention bien intentionnée

Un quart d’heure avant d’être poignardé, le trentenaire s’était interposé lors d’une altercation entre son agresseur et un autre homme à proximité du bar. « Je les connais bien, lui est carreleur et l’autre maçon. Ils devaient se disputer pour une histoire de chantier… Je vais pour les séparer et je lui mets un coup involontairement, il a mis toute sa haine sur moi », raconte la victime.

Le mis en cause est alors rentré chez lui, non loin de là, et est revenu avec un couteau dissimulé dans la poche. « Dès qu’il arrive plus ou moins mon niveau, il me fonce dessus… Si j’avais vu le couteau, j’aurais pris un tabouret ou une chaise pour m’en servir comme bouclier », ajoute-t-il.

Des circonstances aggravantes retenues

À la circonstance aggravante de l’usage d’une arme pour commettre ces violences s’ajoute celle d’un état d’ébriété, selon les poursuites engagées. « Il était ivre mort », traduit le plaignant. « Dans le quartier tout le monde le connaît… À jeun, c’est quelqu’un de très sympathique et de très agréable mais quand il a trop bu, il faut toujours qu’il se batte… »

L’agresseur, défavorablement connu avec dix mentions au casier judiciaire (essentiellement pour des délits routiers), a également été condamné à des interdictions, pendant quelques années, de détenir une arme, d’entrer en contact avec la victime et de fréquenter le bar où ils avaient leurs habitudes.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale