Le 17 mai dernier, le bar Le Barouf à Vias a été la cible de tirs en pleine nuit. Deux hommes, un commerçant local et son neveu, seront jugés le 3 novembre devant le tribunal de Béziers pour ces faits. Identifiés grâce à la vidéoprotection, ils ont reconnu les faits et sont placés sous contrôle judiciaire avec interdiction de paraître dans la commune.
Les faits : une nuit de terreur à Vias
Selon Me Jean-Baptiste Mousset, avocat de la propriétaire du bar, une voiture sombre est arrivée devant l'établissement vers 23h30. Le tireur, assis sur la fenêtre côté passager, a pris appui sur le toit et a fait feu à plusieurs reprises. La voiture est ensuite repartie lentement. Heureusement, le bar était vide à ce moment-là. Ce n'est que le lendemain matin que la gérante, Stéphanie, a découvert les impacts de balles sur la façade et à l'intérieur.
« Nous venons tôt le matin pour mettre en place le bar. C'est une chance, parce que nous aurions pu être blessés », a-t-elle déclaré. « Quand j'ai vu ça, j'ai été stupéfaite. J'ai fait ce choix de déposer plainte au plus vite. » La propriétaire, Laetitia, vit dans la crainte depuis cet incident. « Je n'ai rien fait si ce n'est travailler. Je suis terrorisée à l'idée que quelque chose puisse nous arriver. J'ai perdu 11 kg depuis que j'ai appris ça. C'est une dinguerie et en plus les auteurs sont dehors. »
Enquête rapide et identification des suspects
Les enquêteurs de la compagnie de gendarmerie de Pézenas ont rapidement identifié les suspects. En partant de la vidéo du bar, ils ont suivi le véhicule sur l'avenue de la Méditerranée, puis devant un autre établissement où le chauffeur et le tireur sont sortis, arme à la main. « Ils ont exhibé un fusil sans le moindre problème et sans que quiconque ne réagisse », a ajouté Me Mousset.
Le 9 juillet, les deux mis en cause ont été entendus et ont reconnu les faits. Ils ont tous les deux un casier judiciaire. Le commerçant, qui est également un commerçant de Vias, a déjà été condamné pour outrages, extorsions de fonds avec violence et importations de marchandises contrefaites. Le conflit ne serait pas commercial mais personnel, selon les informations recueillies par Midi Libre. La veille de l'incident, une bagarre dans une boîte de nuit viassoise s'était déroulée sans gravité.
Conséquences et procès à venir
Depuis leur sortie de garde à vue, les deux suspects sont placés sous contrôle judiciaire avec interdiction de se rendre à Vias et de contacter la gérante et la propriétaire du bar. Me Mousset a également signalé que depuis le placement en garde à vue du commerçant, la gérante du bar fait face à des arrêtés municipaux pour nuisances sonores, ce qui n'était jamais arrivé auparavant. « Il faudrait que comme par le passé, ma cliente puisse travailler en toute quiétude », a-t-il insisté.
Le procès est prévu le 3 novembre devant le tribunal de Béziers. En attendant, la propriétaire et la gérante du Barouf espèrent retrouver une vie normale et que justice soit rendue.



