Sept fausses victimes de l'attentat de Nice condamnées depuis 2016
Sept fausses victimes de l'attentat de Nice condamnées

Depuis l'attentat du 14 juillet 2016 à Nice, sept fausses victimes ont été démasquées et condamnées par la justice. Cela représente près d'un tiers des 23 cas de fraude avérée recensés par le Fonds de garantie des victimes d'actes de terrorisme (FGTI) tous attentats confondus. Ces chiffres, bien que marginaux, sont ressentis comme une souffrance supplémentaire par les vraies victimes.

Des fraudes jugées en marge des procès terroristes

Les fraudeurs ont été jugés en marge des procès terroristes qui se sont tenus à Paris en 2022 et 2024. Le FGTI précise que la fraude est grave, passible de 7 ans d'emprisonnement car il s'agit d'une escroquerie aggravée aux dépens d'un organisme de service public.

Un couple récidiviste de Cannes

Le cas le plus retentissant est celui d'un couple établi à Cannes, Sasa Damjanovic et Vera Vasic. En décembre 2016, ils avaient écopé de 6 et 3 ans de prison pour avoir perçu indûment 60 000 euros d'indemnisation en se faisant passer pour des victimes de l'attaque du Stade de France du 13 novembre 2015. En avril 2017, récidivant, ils ont été condamnés à 7 et 4 ans ferme à Grasse pour avoir tenté de frauder après l'attentat de Nice. En septembre 2017, le frère de Sasa Damjanovic et sa compagne ont également été condamnés à deux ans de prison, dont un avec sursis, par le tribunal de Bobigny.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un phénomène marginal mais révoltant

Le FGTI relativise : « Les cas de fraudes avérés sont marginaux. Ces cas sont à comparer au chiffre de plus de 8 200 victimes prises en charge depuis 2015, tous attentats confondus. » À ce jour, le Fonds a versé 130 millions d'euros d'indemnisations liées au 14-Juillet. Julien Rencki explique : « Pour en avoir discuté avec des victimes, elles ressentent toujours très douloureusement de voir des fraudeurs tenter de profiter du système. »

Une lutte nécessaire par respect pour les victimes

Le Fonds de garantie se mobilise contre la fraude « au nom du respect de la loi et de la défense des fonds publics, et surtout par respect pour les victimes, pour qui ces comportements scandaleux sont une souffrance supplémentaire ». Selon le FGTI, ses équipes doivent concilier bienveillance et vigilance face au risque de fraude.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale