À La Rochelle, les sans-abri chassés du centre-ville par la pression policière
Sans-abri chassés du centre-ville de La Rochelle

Depuis plusieurs semaines, les sans-abri de La Rochelle subissent une pression policière croissante. Contraints de plier bagage à intervalles réguliers, ils dénoncent un harcèlement qui les prive de tout répit. « Je comprends qu’ils dégagent ceux qui foutent le bordel, mais nous, on fait rien de mal », témoigne l’un d’eux, amer.

Une répression quotidienne

Les forces de l’ordre multiplient les contrôles et les injonctions à quitter les lieux. Les places et les rues du centre-ville, autrefois refuges pour les plus démunis, deviennent des zones interdites. Les sacs de couchage sont confisqués, les effets personnels dispersés. « On nous traite comme des criminels », déplore un homme d’une cinquantaine d’années, installé depuis des mois sur une place centrale.

Des solutions insuffisantes

La mairie de La Rochelle assure proposer des alternatives : places en hébergement d’urgence, accompagnement social. Mais ces dispositifs sont saturés et souvent inadaptés. « On nous propose un lit pour une nuit, mais le lendemain on doit revenir à la rue, sans rien », explique une femme, visiblement épuisée. Les associations locales, comme le Secours populaire ou Les Restos du cœur, dénoncent une politique de « nettoyage » du centre-ville au détriment des plus fragiles.

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Un phénomène qui s’étend

Cette situation n’est pas propre à La Rochelle. Dans de nombreuses villes françaises, les sans-abri sont repoussés vers les périphéries, loin des regards. « On nous cache, c’est tout », résume un jeune homme, qui dort sous une tente depuis deux ans. Les arrêtés municipaux se multiplient, interdisant la mendicité ou le stationnement prolongé.

Un appel à la dignité

Les sans-abri rochelais appellent à un changement de regard. « On ne demande pas l’aumône, juste un peu de respect », insiste l’un d’eux. Les associations réclament des solutions pérennes, comme des logements adaptés ou des espaces de répit sécurisés. En attendant, la rue reste leur seul horizon, et la police leur ombre quotidienne.

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