Quelque 263 personnes, dont 92 mineurs, ont été interpellées depuis le 28 juin dans le cadre des enquêtes sur des départs d'incendies, a annoncé le gouvernement mercredi. Cette date marque le « début de la saison » des feux de végétation en France. Les deux tiers de ces interpellations concernent des incendies volontaires, donc criminels, tandis qu'un tiers est lié à des départs de feu non volontaires, a précisé une source au sein de l'exécutif.
Des peines sévères pour les incendiaires
Les incendies volontaires sont passibles de quinze ans de prison. Les forces de sécurité sont pleinement mobilisées pour identifier les auteurs, a assuré le Premier ministre Sébastien Lecornu. « Ils seront retrouvés, interpellés et répondront de leurs actes devant la justice », a-t-il déclaré lundi. Lecornu avait alors avancé le chiffre de 162 interpellations entre le 6 et le 27 juillet.
Un bilan alarmant : 116 085 hectares brûlés
Au 27 juillet, le Premier ministre a également dressé un bilan provisoire : 116 085 hectares brûlés et 13 566 départs de feu depuis le début de l'année. « Nous avons déjà dépassé l'année record de 2022 (72 000 hectares brûlés) », a-t-il expliqué. La seule cause naturelle en métropole, la foudre, n'explique qu'un feu sur dix, a rappelé Alain Manavon de l'Office national des forêts. « 30 à 40 % des feux d'origine humaine sont intentionnels », a-t-il ajouté.
Une mobilisation renforcée des forces de l'ordre
Face à cette recrudescence, les enquêtes se multiplient. Les interpellations, qui concernent aussi bien des majeurs que des mineurs, visent à dissuader les pyromanes. « L'ordre de grandeur est constant », a souligné la source gouvernementale, rappelant que la lutte contre les incendies criminels reste une priorité. Les autorités appellent à la vigilance et rappellent que tout départ de feu suspect doit être signalé.



