Salut nazi à Mulhouse : trois mois de prison avec sursis
Salut nazi à Mulhouse : trois mois avec sursis

Le tribunal judiciaire de Mulhouse (Haut-Rhin) a condamné jeudi un homme de 28 ans à trois mois de prison avec sursis pour avoir fait un salut nazi en marge d'une manifestation en faveur des droits des femmes, le 8 mars dernier. La peine a été prononcée en son absence, après une audience de comparution immédiate tenue le 13 juillet.

Un geste filmé et diffusé sur les réseaux sociaux

Une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux montrait l'individu, alors colistier du parti d'extrême droite Reconquête aux élections municipales de Mulhouse, effectuer un geste assimilé à un salut nazi. Lors de l'audience, la présidente Christine Stengel a décrit le mouvement : « On vous voit la main tendue, plate, puis vous la ramenez sur votre poitrail et la remettez en l’air. »

À la barre, le prévenu a formellement nié toute intention malveillante. « Ce n’était pas mon intention, je n’ai pas fait ce signe-là », a-t-il déclaré. Agent immobilier indépendant, il se décrit comme royaliste et passionné d'histoire, et affirme être membre de l'Action française, tout en rejetant toute proximité avec l'extrême droite.

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Des preuves numériques accablantes

L'exploitation de son ordinateur et de son téléphone portable a révélé la présence de plusieurs images en lien avec la Seconde Guerre mondiale, notamment certaines arborant des drapeaux nazis. La procureure de la République, Alexia Marquis, a estimé que son geste constituait « bien un geste fasciste, nazi » et a requis quatre mois de prison assortis d'un sursis probatoire de 18 mois, ainsi que l'obligation de participer à un programme de réflexion.

Le tribunal a finalement prononcé une peine de trois mois de prison avec sursis, et a condamné l'homme à verser 700 euros de dommages et intérêts à chacune des trois parties civiles : la Ligue des droits de l'homme (LDH), la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) et SOS Racisme.

Pas d'appel du parquet

Le parquet a annoncé qu'il ne ferait pas appel de cette condamnation, clôturant ainsi cette affaire jugée pour « apologie de crime ou délit ». Le prévenu, qui avait comparu libre, devra également respecter les obligations liées au sursis simple.

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