Salah Abdeslam, seul survivant des commandos du 13 novembre 2015, a été sanctionné par l'administration pénitentiaire pour avoir contesté ses conditions de détention. Il a annoncé son intention de faire valoir ses droits devant la justice, selon des sources proches du dossier.
Une sanction pour contestation
Le 15 juillet 2026, Salah Abdeslam a reçu une sanction disciplinaire pour avoir adressé plusieurs courriers à l'administration pénitentiaire dénonçant ses conditions de détention. Il a notamment critiqué l'isolement prolongé et les restrictions de communication. Selon son avocat, Me Samia Maktouf, « il s'agit d'une tentative de museler un détenu qui ne fait qu'exercer ses droits fondamentaux ».
Abdeslam est incarcéré depuis 2016 à la prison de Fleury-Mérogis, dans une section d'isolement. Il a été condamné en 2022 à la réclusion criminelle à perpétuité incompressible pour sa participation aux attentats de Paris et Saint-Denis.
Des conditions de détention contestées
Dans ses courriers, Abdeslam dénonce un isolement de plus de dix ans, des fouilles corporelles systématiques et un accès limité aux soins psychologiques. Il affirme que ces conditions constituent un traitement inhumain et dégradant, en violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
L'administration pénitentiaire justifie ces mesures par la dangerosité du détenu et le risque d'évasion. Selon une source pénitentiaire, « les restrictions sont proportionnées à la menace qu'il représente ».
Une procédure judiciaire engagée
Abdeslam a saisi le tribunal administratif de Paris pour contester la sanction. Il demande également la modification de son régime de détention. Son avocat indique que « cette procédure est la première étape pour faire reconnaître ses droits ».
Plusieurs organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, ont critiqué l'isolement prolongé d'Abdeslam. Dans un rapport de 2025, l'ONG estimait que « la France doit garantir des conditions de détention conformes aux standards internationaux, même pour les détenus les plus dangereux ».
La décision du tribunal administratif est attendue dans les prochains mois.



