Les policiers municipaux de Nîmes ont saisi treize bouteilles de protoxyde d’azote, des puffs non rechargeables et vingt-huit paquets de cigarettes de contrebande dans une épicerie de nuit du quartier du Faubourg, lors d’un contrôle administratif effectué mardi 4 août. Le commerce a également été signalé pour non-respect de l’arrêté municipal imposant la fermeture des épiceries de nuit entre 22 h et 6 h du matin.
Un contrôle qui révèle un trafic organisé
L’opération s’est déroulée en deux temps. Dans un premier temps, le contrôle administratif a permis de découvrir, dissimulés dans un aspirateur, vingt-huit paquets de cigarettes de contrebande. Les forces de l’ordre ont également mis la main sur treize bouteilles de protoxyde d’azote, accompagnées de leurs embouts et ballons, ainsi que sur des puffs non rechargeables, des cigarettes électroniques jetables interdites à la vente.
Selon les services de police, « la marchandise frauduleuse était récupérée après perquisition par le groupe d’appui judiciaire pour destruction ». Cette précision a été apportée ce mercredi 5 août, alors que l’enquête se poursuit.
Une surveillance nocturne qui met au jour d’autres infractions
L’affaire aurait pu s’arrêter là, mais les policiers ont décidé de maintenir une surveillance autour de l’épicerie dans la nuit de mardi à mercredi. Les effectifs de la brigade d’intervention de nuit ont alors repéré des transactions suspectes : des échanges réalisés derrière le rideau opaque et à travers la grille du commerce, en toute illégalité.
Un signalement a été effectué auprès de la préfecture du Gard pour non-respect de l’arrêté municipal du 1er avril 2026. Cet arrêté impose notamment la fermeture des épiceries de nuit de 22 h à 6 h du matin, et ce jusqu’au 31 octobre prochain. L’épicerie du Faubourg est donc épinglée pour une série d’infractions cumulées.
Un phénomène en hausse dans les épiceries de nuit
Cette saisie illustre un phénomène préoccupant : la vente illégale de protoxyde d’azote, de puffs et de cigarettes de contrebande dans les épiceries de nuit. Le protoxyde d’azote, détourné de son usage médical, est de plus en plus consommé comme drogue récréative, notamment par les jeunes. Les puffs, interdites à la vente en France depuis 2023, sont également très prisées des adolescents.
Les autorités locales multiplient les contrôles pour lutter contre ces pratiques. L’arrêté municipal du 1er avril 2026, qui encadre les horaires d’ouverture des épiceries de nuit, vise à réduire ces nuisances et à protéger la santé publique. Les contrevenants s’exposent à des sanctions administratives et pénales.
Les conséquences pour le commerce
Pour l’épicerie du Faubourg, les conséquences pourraient être lourdes. Au-delà de la saisie de la marchandise, le non-respect de l’arrêté municipal peut entraîner une fermeture administrative temporaire ou définitive. La préfecture du Gard, saisie du dossier, devra décider des suites à donner.
Cette affaire rappelle que les épiceries de nuit sont souvent pointées du doigt pour des infractions variées : vente de produits interdits, non-respect des horaires, ou encore travail dissimulé. Les forces de l’ordre intensifient leurs contrôles, notamment dans les quartiers sensibles comme le Faubourg.
Un appel à la vigilance
Les autorités appellent les habitants à signaler tout comportement suspect dans les commerces de proximité. La lutte contre le trafic de protoxyde d’azote et de cigarettes de contrebande est une priorité, car ces produits alimentent des réseaux illégaux et présentent des risques pour la santé.
En attendant, l’enquête se poursuit pour déterminer l’origine de la marchandise saisie et identifier d’éventuels complices. Les policiers municipaux de Nîmes, appuyés par le groupe d’appui judiciaire, restent mobilisés pour faire respecter la loi.



