La saisie de la villa Maria-Irina, ancienne propriété du dictateur zaïrois Mobutu Sese Seko au cap Martin, est contestée par ses propriétaires via un arbitrage pénal international, en s'appuyant sur un traité datant du XIXe siècle. Cette mesure judiciaire, prise par la Juridiction nationale chargée de la lutte contre la criminalité organisée (Junalco) en 2024, vise un bien immobilier de 1 600 mètres carrés avec piscine, terrain de tennis et piste d'hélicoptère, que la justice soupçonne d'appartenir à Gazprom Bank, la branche financière du géant pétrolier russe.
Une enquête remontant à une employée monégasque
C'est en remontant la piste du propriétaire de la villa Maria-Irina que les magistrats de la Junalco ont débarqué dans les locaux de la société monégasque CinPit en février 2025. Une employée de cette société arrondissait ses fins de mois en faisant office de superintendante de l'ancien pied-à-terre azuréen du dictateur Mobutu Sese Seko.
Une propriété passée de mains en mains depuis la mort de Mobutu
À la mort du dictateur du « Léopard du Zaïre », sa propriété du cap Martin est passée de mains en mains. Au passage, un oligarque l'a rebaptisée villa Maria-Irina avant d'être contraint de la vendre à son tour. Officiellement, c'est un milliardaire arménien, Samvel Karapetyan, qui l'a finalement rachetée en 2016. À Roquebrune, la rumeur court toutefois que l'homme d'affaires aurait en fait servi de faux-nez à Vladimir Poutine lui-même. Il se dit que le maître du Kremlin aurait offert ce petit palais à l'une de ses maîtresses, l'ancienne gymnaste Alina Kabaeva.
Des soupçons de lien avec Gazprom Bank
La justice française soupçonne surtout que la villa Maria-Irina figure en réalité à l'actif de Gazprom Bank, la branche financière du géant pétrolier russe. La Junalco a saisi ce bien immobilier d'exception dès 2024, une mesure qui reste contestée deux ans plus tard.
« Un arbitrage pénal international est en cours », souffle une source proche du dossier. En s'appuyant sur un vieux traité datant du XIXe siècle, les propriétaires tenteraient toujours de faire annuler cette saisie. Reste à savoir qui ils sont vraiment.



