Samedi 19 septembre, dans le cadre de la 5e journée de National 1, Nîmes Olympique (1er, 12 points) se déplace à Hauts Lyonnais (4e, 8 points), un promu lui aussi invaincu. Les Crocos, leaders invaincus, tenteront de poursuivre leur sans-faute sur le synthétique du stade Thomas-Granjon, une enceinte d'environ 1 500 places située à Saint-Symphorien-sur-Coise, commune de 4 000 habitants.
Un déplacement atypique pour le leader nîmois
Ce samedi matin, les Nîmois ont pris la route du Rhône, direction Saint-Symphorien-sur-Coise. En fin d'après-midi, ils mettront les pieds sur le synthétique du stade Thomas-Granjon, une enceinte d'environ 1 500 places avec ses deux couloirs d'athlétisme qui entourent le terrain et ses gradins en pierre se substituant à des tribunes en dur. Un cadre bien différent des Antonins, où les affluences dépassent 4 000 spectateurs et où la pelouse est un billard naturel.
Le coach croco, Helder Esteves, relativise : « Ce sont les aléas de ce championnat de N1, qui amène cette particularité et cette diversité avec des qualités de terrain différentes d’un endroit à l’autre ». Il ajoute avec humour : « Si je veux être un peu dans la plaisanterie, je dirais qu’il faudra ouvrir une tribune pour pouvoir y mettre tous nos supporters, qu’on ait ce soutien qu’on a chez nous. On pourrait peut-être, aussi, transférer la pelouse. Le contexte est différent et cela demande de l’adaptation. Nous devons être capables de bien figurer dans tous les contextes. »
Hauts Lyonnais, un promu qui joue sans complexe
Hauts Lyonnais, club créé en 2012 de la fusion de cinq clubs de villages des Monts du Lyonnais (Aveize, Duerne, La Chapelle-sur-Coise, Pomeys et Saint-Symphorien-sur-Coise), est invaincu (2 victoires, 2 nuls). Esteves le décrit comme « un promu, peut-être, mais un bel adversaire », une équipe qui « joue avec beaucoup de générosité, d’intensité et de verticalité » et qui « a su faire du jeu face à des belles équipes de N1 ».
Côté nîmois, l'esthétique passe au second plan. « Savoir voyager, c’est parfois aller faire le match très discipliné, moins qualitatif footballistiquement, mais ramener les 3 points à la fin », prévient Esteves. Le leader assume son statut : « La meilleure façon de l’assumer est d’avoir la détermination de quelqu’un qui est dernier. Vivre avec un challenge est plus sympa que sans. »
La composition probable et les forces en présence
En l'absence de Loubacky (cheville), Maxime Corain devrait enchaîner sa deuxième titularisation. L'équipe possible : Dias – Diallo, Corain, Martinez (cap.), Doucouré – Benhamza, Pires, Orinel – Tlili, Doumbouya, Touré. Remplaçants (à choisir parmi) : Sylla (g.), Mbemba, Khalid, Dansokho, Coulibaly, Bennour. Absents : Depres (genou), Diarra, Caoki, Loubacky (cheville), Salamone (doigt).
Les derniers arrivés, le gardien Soumaila Sylla et le milieu Ansoumana Dansokho, prêtés par le Stade de Reims, figurent dans le groupe des 17. À noter que face à l'Estac II (1-0), Esteves a aligné l'équipe avec la moyenne d'âge la plus élevée de l'histoire de NO (31,9 ans), opposée à la plus jeune (19,3 ans).
Le match sera arbitré par Ali Djedid, coup d'envoi à 18 heures. Nîmes, invaincu, devra éviter tout excès de confiance : « Je serais très fâché si c’était le cas, mais cela peut arriver. J’en suis conscient et je dois être prévoyant par rapport à ça », conclut Esteves.



