Le maire de Saint-Mandrier poursuit Jean-Ronan Le Pen pour injure raciste
Saint-Mandrier : le maire poursuit Jean-Ronan Le Pen pour injure

Le maire de Saint-Mandrier, Gilles Vincent, a engagé une procédure judiciaire contre son ancien opposant Jean-Ronan Le Pen pour un article publié sur le site de l'association politique La Vague mandréenne. Ce texte, qualifié de « long texte au vitriol » par la défense, décrit le premier magistrat comme « l'archétype du mâle blanc dominant » et lui impute diverses dérives dans sa gestion de la commune. L'audience s'est tenue ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Toulon.

Des accusations d'injure raciste et de diffamation

Selon la plainte déposée par Gilles Vincent, les propos tenus dans cet article relèvent du délit d'injure à caractère raciste et de diffamation envers une personne dépositaire de l'autorité publique. Le bâtonnier Régis Durand, avocat du maire, a dénoncé « des propos d'une rare violence, qui mettent en cause la moralité, la réputation et l'honneur » de son client. Il a ajouté : « On a largement dépassé les bornes de ce que l'on peut tolérer dans le cadre d'un débat démocratique. » Gilles Vincent n'a pas assisté à l'audience.

Un article « fantomatique » et des preuves contestées

La défense de Jean-Ronan Le Pen, assurée par Me Thomas Callen, a mis en avant l'absence de preuves solides. « Le reproche qui m'est formulé c'est d'avoir publié un article fantomatique pendant quelques heures [le 17 décembre], on n'est pas en capacité de démontrer la publication », a plaidé l'avocat. Ce dernier a souligné que lorsqu'un constat a été envisagé, il était trop tard. Le plaignant a dû se contenter d'un copier-coller et d'attestations provenant de son entourage. Jean-Ronan Le Pen, qui s'est retiré de la vie politique locale, a nié toute connaissance du texte : « Je n'ai jamais vu cet article. »

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un contexte politique tendu

Jean-Ronan Le Pen était conseiller municipal d'opposition lors de la mandature 2020-2026. L'avocat de la défense a insisté sur l'absence de mobile ségrégationniste, rappelant que son client n'entretient aucune proximité avec les propos de Jean-Marie Le Pen. Le tribunal rendra son délibéré le 6 août.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale