Le premier-maître Mickaël, réserviste de la marine nationale originaire d'Alès (Gard), n'a pas encore réalisé son exploit. De retour en train vers sa ville natale après le défilé du 14 juillet sur les Champs-Élysées, il confie : « On n'a pas encore touché terre ! On a un peu de mal à réaliser, cela passe à une vitesse folle. Mais avoir pu défiler pour représenter la Marine, la réserve, c'est émotionnellement très fort. »
Un entraînement de dix jours avec des inconnus
Mickaël est membre de la flottille de réserve spécialisée en formation basée à Toulon. Pour ce défilé, il a participé à dix jours d'entraînement intensif avec d'autres réservistes venus de toute la France. « Dix jours avant le défilé, on ne se connaissait pas ! », explique-t-il. La pression est retombée après la cérémonie, mais le travail a payé : le défilé s'est déroulé sans accroc sur la plus belle avenue du monde.
Un succès attribué aux « spares »
L'Alésien attribue la réussite de l'événement aux « spares », ces réservistes qui, sous la canicule parisienne, ont assuré l'intendance pour que personne ne manque dans les rangs au passage devant la tribune. « Il a fallu être parfaitement câblé », ajoute-t-il, soulignant la coordination nécessaire entre des militaires qui ne se connaissaient pas avant l'entraînement.
Une fierté à partager en famille
Pour Mickaël, ce défilé est un moment rare dans une carrière militaire. Il se réjouit de pouvoir désormais apprécier cette fierté en famille. Le réserviste garde un souvenir ému de cette séquence historique sur les Champs-Élysées.



