Loi RIPOST : l'État redoute les fêtes qu'il ne maîtrise pas
RIPOST : l'État craint les fêtes non contrôlées

Le projet de loi RIPOST, examiné à l'Assemblée nationale, entend renforcer l'encadrement des rassemblements festifs non déclarés. Selon une source gouvernementale, l'État redoute particulièrement les fêtes qu'il ne maîtrise pas, notamment les rave-parties et les free-parties, qui peuvent réunir plusieurs milliers de personnes sans autorisation préalable.

Un cadre légal renforcé

Le texte prévoit d'obliger les organisateurs à obtenir une autorisation préalable pour tout rassemblement de plus de 500 participants. En cas de non-respect, les sanctions pourraient aller jusqu'à six mois d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende. "Nous devons prévenir les débordements et protéger les riverains", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, lors des débats.

Des craintes pour les libertés

Les associations de défense des libertés publiques dénoncent une atteinte à la liberté de réunion. "Ce texte donne à l'État un pouvoir disproportionné de contrôle sur les rassemblements festifs", estime Me Jean-Baptiste Soufron, avocat spécialisé. Selon une étude de la CNIL, 78 % des Français jugent cependant nécessaire un encadrement plus strict des fêtes sauvages.

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Un impact sur les festivals

Les petits festivals, souvent organisés par des bénévoles, craignent des contraintes administratives excessives. "Nous risquons de disparaître si chaque rassemblement doit être autorisé des mois à l'avance", alerte Julie Martin, présidente de l'Union des festivals régionaux. Le gouvernement assure que des exceptions seront prévues pour les événements de moins de 500 personnes.

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