Le major Audebert, commandant de brigade, a animé une conférence devant une cinquantaine de Jarriens pour livrer des conseils pratiques et présenter les dispositifs de surveillance destinés à protéger les habitations. Mardi 19 mai, une conférence sur la prévention des cambriolages a été animée par le major Audebert, commandant des brigades d’Angoulins et La Jarrie. Le thème portait sur la question : « Comment limiter les risques de cambriolage quand vous êtes chez vous, ou quand vous vous absentez ? » Une cinquantaine de Jarriens étaient présents, attentifs aux nombreuses informations et conseils. Même si, a priori, cela tombe sous le sens, la négligence, l’oubli ou l’inattention de chacun laisse souvent une opportunité aux cambrioleurs.
Portrait du cambrioleur « 3.0 »
Le major a brossé le portrait du délinquant, définissant le cambrioleur « 3.0 » comme un opportuniste, souvent seul, se postant au coin d’une rue et prêt à commettre le délit pour peu que les précautions d’usage aient été oubliées. Un cambriolage, c’est une minute pour venir à bout d’une porte à cinq points, trois minutes pour visiter chambres et salles de bains, et repartir avec bijoux, numéraires ou outillage portatif.
Conseils pratiques pour sécuriser son domicile
Les conseils énumérés par le major, que ce soit pour une absence d’un quart d’heure ou d’une semaine, devraient permettre à chacun d’éloigner le risque : « Pour un voleur, il est plus facile d’emprunter un portail ouvert que d’enjamber une murette, ne laissez pas des indices lui laissant l’opportunité de s’introduire dans votre domicile. » Il s’agit d’avoir le réflexe « 17 » pour signaler des individus ou véhicules pouvant faire du repérage. Il est aussi conseillé de noter les caractéristiques des biens (numéros de séries sur la plaque fabricant) et de photographier les bijoux ou objets de valeur.
Opération tranquillité vacances
La consultation sûreté de l’habitation, opérée par un correspondant sûreté, est gratuite en sollicitant la brigade de gendarmerie locale. Elle permet de relever les points faibles et de préconiser des mesures pour limiter les risques. Enfin, pour les absences prolongées, il est possible de s’inscrire à l’Opération tranquillité vacances ; la brigade organise alors des patrouilles de jour comme de nuit sur les secteurs identifiés. Après toutes ces informations, le major Audebert s’est prêté au jeu des questions-réponses en rappelant : « Si la délinquance n’a pas de frontières, nous avons cette chance de vivre sur un territoire relativement sain. »



