Projet de coup d'État : Rémy Daillet jugé à partir du 15 septembre
Projet de coup d'État : Rémy Daillet jugé en septembre

Le procès de Rémy Daillet, figure de l'extrême droite française, s'ouvrira le 15 septembre devant la cour d'assises de Paris. Il est accusé d'avoir participé à un projet de coup d'État visant à renverser les institutions, ainsi que d'être impliqué dans l'enlèvement de la petite Mia, 8 ans, en 2021. Quatorze autres personnes seront jugées à ses côtés.

Les faits reprochés

Selon l'ordonnance de mise en accusation, Rémy Daillet est poursuivi pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime » et « enlèvement et séquestration en bande organisée ». Les enquêteurs estiment qu'il a joué un rôle central dans l'élaboration d'un plan visant à déstabiliser l'État, notamment en recrutant des militaires et d'anciens membres des forces de l'ordre.

L'enlèvement de Mia, survenu le 13 avril 2021 à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), aurait été un élément de ce projet. La fillette avait été retrouvée quelques jours plus tard en Italie, dans un monastère. Son ravisseur présumé, un homme lié à Daillet, avait été interpellé.

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Un procès très attendu

Ce procès, qui doit durer jusqu'à la mi-octobre, est considéré comme l'un des plus importants de l'année judiciaire. Il met en lumière les réseaux d'extrême droite prônant la violence pour parvenir à leurs fins. « Ce dossier révèle l'existence d'une mouvance radicale prête à tout pour déstabiliser la République », a déclaré une source proche du dossier.

Les avocats de la défense contestent la qualification de « coup d'État », estimant que les projets évoqués étaient « fantaisistes » et « sans réelle capacité opérationnelle ». L'un d'eux a affirmé : « Mes clients sont des idéalistes, pas des terroristes. »

Les autres prévenus

Parmi les 15 accusés figurent des hommes et des femmes âgés de 25 à 60 ans, issus de divers horizons : anciens militaires, sympathisants de la mouvance survivaliste, ou simples proches de Daillet. Certains sont également poursuivis pour détention d'armes et fabrication d'explosifs.

Le procès se tiendra sous haute sécurité, en raison des risques de troubles. Les forces de l'ordre seront mobilisées tout au long des audiences.

Impact politique et judiciaire

Cette affaire a relancé le débat sur la menace de l'extrême droite violente en France. Selon un rapport parlementaire, le nombre de groupuscules radicaux a augmenté de 30 % entre 2019 et 2023. Le procès de Rémy Daillet pourrait servir de signal fort contre ces dérives.

Le verdict est attendu pour la fin octobre. Les accusés encourent jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle.

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