Le sort de l'homme accusé d'avoir agressé verbalement Andrew Mountbatten-Windsor, ancien prince britannique et frère du roi Charles III, sera tranché plus tard dans l'année. L'audience prévue cette semaine a été reportée au 21 décembre, a annoncé le juge Paul Goldspring, en raison d'inquiétudes concernant la santé mentale d'Alex Jenkinson, âgé de 39 ans.
Des menaces près de Sandringham
Les faits remontent au 6 mai dernier. Andrew Mountbatten-Windsor promenait les deux corgis qu'il a recueillis avec son ex-épouse Sarah Ferguson après la mort de sa mère, la reine Elizabeth II, près de sa résidence à Sandringham. Selon la plainte, Alex Jenkinson aurait « tenu à l'égard d'Andrew Mountbatten-Windsor des propos ou adopté un comportement menaçants, injurieux ou insultants dans l'intention de lui faire croire qu'une violence illégale et immédiate serait exercée à son encontre ».
L'accusé, qui nie les faits, fait également face à des accusations similaires de la part d'un autre plaignant, Stephen Terry, pour un incident distinct survenu la veille à King's Lynn. Jenkinson a plaidé non coupable pour les deux chefs d'accusation.
Des restrictions strictes en attendant le procès
En attendant le procès, Alex Jenkinson reste sous contrôle judiciaire. Il lui est interdit de s'approcher de plusieurs domaines royaux, notamment Sandringham, Windsor, Buckingham Palace, Highgrove et Balmoral. Il ne peut pas non plus tenter d'entrer en contact avec Andrew Mountbatten-Windsor, directement ou indirectement, et il lui est défendu de se rendre dans le Norfolk, où se situe le domaine de Sandringham.
Andrew Mountbatten-Windsor, réside actuellement à Wood Farm, une propriété de Sandringham qui lui a été assignée après son départ forcé de Royal Lodge, à Windsor. Ce déménagement fait suite au scandale lié à son amitié avec le pédocriminel américain Jeffrey Epstein. L'ancien prince a lui-même été arrêté le 19 février dernier et libéré sous contrôle judiciaire dans le cadre d'une enquête pour suspicion de « faute dans l'exercice de ses fonctions officielles ».
Un calendrier judiciaire chargé
Le juge Paul Goldspring, en citant les préoccupations concernant l'état mental de l'accusé, a repoussé l'audience au 21 décembre. Cette décision, rapportée par la BBC, permettra d'évaluer plus en détail la capacité de Jenkinson à participer au procès. L'accusé reste en liberté sous conditions, avec l'interdiction de s'approcher de toute propriété royale ou d'entrer en contact avec le plaignant.
Cette affaire s'ajoute aux nombreux démêlés judiciaires d'Andrew Mountbatten-Windsor, dont la réputation a été durablement affectée par ses liens avec Jeffrey Epstein, ce qui a conduit à son retrait de la vie publique et à la perte de ses titres et fonctions royaux.



