Un quinquagénaire a été condamné ce mercredi 15 juillet par le tribunal correctionnel de Nîmes à 12 mois de prison, dont 6 mois ferme avec sursis probatoire, pour des menaces de mort réitérées envers sa compagne. Placé sous contrôle judiciaire après sa garde à vue, l'homme avait envoyé une cinquantaine de messages menaçants, dont certains disaient : "Je vais te massacrer".
Des menaces après le contrôle judiciaire
Guillaume, 52 ans, père d'une petite fille de 3 ans, vivait avec sa compagne depuis six ans. À peine sorti de garde à vue et soumis à un contrôle judiciaire, il a multiplié les messages violents. Le président du tribunal a relevé 72 pages de propos inquiétants, voire délirants. "Mes paroles ont largement dépassé mes pensées, s'est défendu le prévenu. Je voulais juste récupérer mes effets et aller à la pharmacie. J'étais malade, en pleurs et dans un état second… Ma petite fille me manque."
Consommateur de drogue, ce Montpelliérain ne connaît à Nîmes que l'association Logos (centre de soins en addictologie) et l'avenue Jean-Jaurès. "Aujourd'hui, je suis prêt à répondre à toutes les convocations de la justice, a-t-il affirmé. En détention provisoire, j'ai été ébouillanté. À mon âge, la prison, c'est vraiment trop dur. J'ai perdu 10 kg."
Un lourd passé judiciaire
Le prévenu cumule 52 condamnations depuis 1994 pour vols et menaces de mort. L'avocate de la victime, Me Marine Santimaria, a souligné : "Il sort de garde à vue, revient au domicile de Madame et recommence. Il avait interdiction de la contacter. Il faut mettre à l'abri cette femme et cette petite fille."
La procureure Cécile David a requis 2 ans de prison ferme, dénonçant "une volonté de rabaisser, d'humilier cette mère. Trois heures après le contrôle judiciaire, il envoie ces messages. Imaginez la panique de la victime."
Bipolarité évoquée par la défense
L'avocate du prévenu, Me Maja Doumayrou, a plaidé : "Monsieur est un homme fragile, souffrant de bipolarité. C'est la naissance de l'enfant qui a mis le feu." Le tribunal a finalement condamné Guillaume à 12 mois de prison dont 6 mois avec sursis probatoire, et a prononcé le retrait de l'autorité parentale.



