Surpopulation carcérale record à la prison de Béziers
Prison de Béziers : surpopulation record de 204 %

La maison d'arrêt de Béziers, située au centre pénitentiaire du Gasquinoy, atteint un taux d'occupation de 204 %, avec près de 800 détenus pour 389 places prévues. Ce chiffre, révélé par le syndicat UFAP UNSa Justice dans un communiqué transmis à Midi Libre, illustre une situation jugée « insoutenable » par les personnels pénitentiaires.

Des chiffres alarmants et des matelas au sol

Selon le syndicat, plus de 220 matelas sont posés au sol dans les cellules et les couloirs de la maison d'arrêt. Cette densité record, qui dépasse largement les capacités de l'établissement, met en péril la sécurité des personnels et le fonctionnement quotidien de la prison. Le syndicat dénonce une « surpopulation record qui met en péril la sécurité des personnels et le fonctionnement de l'établissement ».

Conçue pour accueillir 389 personnes détenues, la prison en héberge désormais près de 800. Cette inflation constante de la population pénale entraîne une dégradation continue des conditions de travail des personnels et compromet chaque jour davantage leur sécurité, comme le souligne l'UFAP UNSa Justice.

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Des livraisons par drones qui aggravent la situation

La situation est d'autant plus compliquée par les nombreuses livraisons ou tentatives de livraisons de produits interdits en détention, effectuées notamment via l'utilisation de drones. Plusieurs affaires de ce type sont régulièrement jugées en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Béziers, illustrant l'ampleur du phénomène.

Ces intrusions par les airs compliquent encore le travail des surveillants, déjà confrontés à une charge de travail démesurée et à un manque d'effectifs chronique.

Des surveillants débordés, un ratio de 120 détenus pour un agent

Le syndicat déplore un manque de personnel criant. « Un surveillant ne peut pas gérer 120 personnes comme il en gère 50 », écrit-il dans son communiqué. Les agents se retrouvent trop souvent isolés sur leur coursive, avec une charge de travail devenue démesurée, ce qui compromet à la fois leur sécurité et la possibilité d'assurer une réinsertion digne de ce nom pour les détenus.

Les demandes immédiates du syndicat

Face à cette situation critique, l'UFAP UNSa Justice liste ses demandes « immédiates » : un renforcement significatif des effectifs dans tous les corps de métier, la fin de l'isolement des surveillants sur les coursives, des réponses concrètes et durables afin de réduire la surpopulation carcérale, ainsi que des moyens à la hauteur des missions confiées à l'administration pénitentiaire.

Le syndicat rappelle que cette situation perdure depuis de nombreux mois, malgré les multiples signaux d'alerte donnés par les organisations syndicales du centre pénitentiaire. Les personnels espèrent que ces nouvelles révélations inciteront les autorités à agir rapidement pour remédier à cette situation devenue intenable.

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