La chambre de l'instruction de Nîmes doit se prononcer ce jeudi 6 août sur la demande de libération sous contrôle judiciaire du père de la fillette soustraite d'un foyer de l'enfance à Uzès début juin. L'homme, interpellé à Saint-Nazaire (Gard rhodanien) et incarcéré depuis le 16 juillet 2026, conteste son maintien en détention, alors que sa compagne, également mise en examen, bénéficie déjà d'un contrôle judiciaire.
Une affaire qui avait mobilisé d'importants moyens
L'affaire avait débuté début juin lorsqu'une petite fille avait été retirée de force par ses parents du foyer où elle avait été placée par décision de justice. Les autorités avaient alors déclenché un dispositif de recherche de grande ampleur, mobilisant les gendarmes de la brigade d'Uzès et la section de recherches, avec patrouilles, ratissages et l'appui d'un hélicoptère de la gendarmerie du Gard. Le plan alerte enlèvement avait même été sérieusement envisagé pour accélérer la localisation de l'enfant.
Le lendemain des faits, grâce à une enquête éclair des militaires, la fillette avait été retrouvée saine et sauve dans la Drôme. La mère avait été interpellée, ainsi qu'un parent de la famille soupçonné d'avoir facilité la soustraction. L'enquête avait été ouverte pour soustraction d'enfant et violences sur une personne chargée d'une mission de service public, un éducateur ayant été bousculé lors des faits.
Le père interpellé à Saint-Nazaire et écroué
Ce mercredi, l'affaire a refait surface devant la chambre de l'instruction. Le père, qui avait été recherché après les faits, a finalement été interpellé à son domicile de Saint-Nazaire (Gard) et placé en détention provisoire le 16 juillet 2026. Il demandait sa remise en liberté et son placement sous contrôle judiciaire, invoquant notamment la différence de traitement avec sa compagne, qui a été placée sous contrôle judiciaire.
Son avocat, Me Julien Volle, a plaidé pour la remise en liberté, soulignant que le père proposait de quitter le Gard pour la Drôme afin de s'éloigner des lieux des faits et d'éviter d'éventuelles pressions. Il a également insisté sur le fait que la mère, co-mise en examen, était libre sous contrôle judiciaire, alors que le père restait en prison.
L'avocat général s'oppose à la libération
L'avocat général a toutefois mis en avant plusieurs éléments pour s'opposer à la libération. Il a notamment rappelé que le père présentait une vingtaine de condamnations à son casier judiciaire, ainsi qu'une révocation récente d'un sursis avec mise à l'épreuve. Il a également évoqué des déclarations contradictoires du père lors de son audition.
La chambre de l'instruction a mis sa décision en délibéré et rendra son verdict ce jeudi 6 août. Le père restera donc en détention jusqu'à cette date, sauf décision contraire. Cette affaire, qui avait ému l'opinion publique, connaîtra ainsi un nouveau rebondissement judiciaire.



