Les cinq suspects de l'escroquerie aux fausses procurations monégasques, qui visaient des biens immobiliers de luxe en Ukraine, ont tous été placés en détention provisoire. Interpellés la semaine dernière dans l'Ouest du pays, ils ont été mis en examen pour « tentative d'escroquerie en bande organisée sous le régime de la loi martiale ». Tous leurs biens ont été saisis.
Un réseau intégralement familial
L'enquête a révélé que le réseau était composé exclusivement de membres d'une même famille. À sa tête, Dmytro Kats, 56 ans, directeur de l'entreprise publique de transport Shevchenkivskyi à Kiev. Il opérait avec sa compagne Elena, directrice d'une agence de voyage, sa belle-sœur, et son fils David Kats.
David Kats était spécialiste au Bureau de la sécurité économique (BEB), un service précisément chargé de la lutte contre la criminalité financière et la corruption. Cette position stratégique au sein des institutions ukrainiennes aurait facilité les opérations du groupe.
Une tentative d'escroquerie de grande ampleur
Le réseau avait tenté de s'emparer des biens immobiliers d'une riche ressortissante azerbaïdjanaise. Selon le parquet général ukrainien, la bande avait fabriqué une procuration falsifiée, prétendument certifiée par un notaire en Principauté de Monaco, pour inscrire les biens de la victime au nom d'une société écran contrôlée par le groupe.
L'escroquerie a été déjouée in extremis par les enquêteurs, alors que les « faux notaires de Monaco » s'apprêtaient à vendre les biens de leur victime. Les suspects attendent désormais leur procès en détention. Ils encourent une peine de 12 ans de prison.