Paris inaugure une « école du périscolaire » pour ses animateurs
Paris : une école du périscolaire pour les animateurs

Le maire PS de Paris, Emmanuel Grégoire, a inauguré ce lundi 7 septembre 2026 « l’école du périscolaire », un nouveau centre de formation destiné aux animateurs des écoles de la capitale, dans un contexte marqué par le scandale des violences sexuelles. Ce programme de formation de 100 heures, obligatoire, s’appliquera aux 3.000 animateurs titulaires et contractuels de la filière, a précisé l’édile socialiste, rappelant sa promesse de « contractualiser 2.000 agents supplémentaires dans les années qui viennent ».

Une formation obligatoire de 100 heures pour 3.000 animateurs

« L’objectif est de former 500 animateurs par an aux 100 heures », a expliqué Isabelle Cordier, directrice de « l’école du périscolaire », centre de formation initiale et continue situé dans le XIIIe arrondissement. La Ville souhaite aussi « développer considérablement » les formations au BAFA (brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur), qui n’est pas obligatoire.

Depuis février, la totalité des 14.000 animateurs de la Ville, vacataires compris, sont obligés de suivre une formation de 48 heures sur la prévention des violences sexuelles et les violences éducatives ordinaires. « Je différencie la question des violences faites aux enfants et celles du risque de pédocriminalité. Ça n’est pas vrai que c’est une affaire de statut ou de formation. Mais il peut y avoir une inaptitude et cette formation de 48 heures nous permet de faire une première évaluation », a estimé Emmanuel Grégoire.

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Un plan de 20 millions d’euros déjà dépassé

Le nouveau maire de Paris a annoncé en avril un plan à 20 millions d’euros contre les violences sexuelles dans le périscolaire, « priorité numéro un » de son début de mandat. « Nous avons déjà dépassé les 20 millions d’euros engagés, qui étaient des premières mesures d’urgence », a affirmé l’édile, assurant que la Ville mettrait « tous les moyens nécessaires » pour professionnaliser la filière, qui souffre de précarité et de sous-effectifs.

Depuis début 2026, 132 animateurs ont été suspendus par la Ville de Paris, dont 52 pour suspicions de violences sexuelles ou sexistes. Plus de 200 enquêtes pénales sont par ailleurs en cours dans les écoles primaires et les crèches de la capitale, selon le parquet.

Des plaintes de familles et une audition au Sénat

Vendredi, une quinzaine de familles qui dénoncent des violences et atteintes sexuelles ont annoncé déposer plainte contre la Ville de Paris et le maire, ainsi que sa prédécesseure Anne Hidalgo dont il fut l’adjoint. « J’en ai pris acte et, sur le fond du dossier, je serai amené à apporter des éléments dès la semaine prochaine », le 16 septembre, lors de son audition par la commission d’enquête du Sénat sur le périscolaire.

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