Le projet de construction de terrains de padel à Chemillé-en-Anjou (Maine-et-Loire) suscite une vive opposition locale. Le Collectif de citoyens chemillois pour la préservation des arbres a officiellement dénoncé le lieu d'implantation retenu, qui nécessiterait l'abattage d'une dizaine d'arbres. La mairie, de son côté, assume ce choix et s'engage à compenser en triplant le nombre d'arbres plantés.
Un îlot de verdure menacé en plein cœur de ville
Le futur équipement doit être installé entre les courts de tennis et la piscine de l'Hyrôme, au sud d'Angers. Pour permettre sa construction, une dizaine d'arbres devront être abattus sur un terrain qui en compte treize au total. Le collectif citoyen a fait part de son opposition dans un communiqué officiel, estimant qu'il est « essentiel de préserver cet îlot de verdure et de fraîcheur composé de treize arbres, en plein cœur de ville ».
Les contestataires ne remettent toutefois pas en cause l'intérêt du projet en lui-même, mais uniquement son implantation. Ils demandent que la structure soit déplacée afin de conserver les arbres existants, qui participent selon eux à la qualité de vie et à la régulation thermique du secteur.
La mairie justifie son choix et promet des compensations
De leur côté, les élus locaux défendent leur décision. Yann Henry, maire délégué de Chemillé et adjoint au sport, a expliqué à Ouest-France que « le lieu n'a pas été choisi par hasard ». Il précise que lors de l'examen de la parcelle du terrain de la Gabardière, où se situe l'association de tennis de la commune, « seul ce lieu était disponible ».
Pour apaiser les tensions, l'élu s'est engagé à remplacer les arbres déracinés en triplant leur nombre. Un plan de replantation doit être présenté aux membres du collectif lors d'une rencontre prévue dans les semaines à venir. Cette promesse vise à répondre aux préoccupations environnementales tout en maintenant le calendrier du projet sportif.
Un dialogue en cours pour trouver un compromis
La mairie et le collectif citoyen devraient donc se rencontrer prochainement pour discuter des modalités de compensation. L'issue de ces échanges déterminera si le projet pourra se poursuivre dans sa configuration actuelle ou si des ajustements seront nécessaires. La préservation des arbres et le développement des infrastructures sportives restent les deux priorités affichées par les parties prenantes.



