Un ouvrier agricole de 45 ans a été condamné mardi à Niort en comparution immédiate à trois ans d'emprisonnement, dont un an avec sursis, pour avoir provoqué onze départs de feu avec un chalumeau dans les Deux-Sèvres et le Maine-et-Loire. Il était jugé alors que la France reste marquée par les gigantesques incendies de l'été.
Onze feux volontaires entre juillet et août
Les incendies ont été commis entre le 25 juillet et le 7 août. Selon la procureure Dorothée Dietz, ils « ont heureusement été assez rapidement maîtrisés et neutralisés », mais sur les onze, « les onze sont voulus et sont volontaires ». Le tribunal a suivi ses réquisitions. En plus de la peine de prison, un suivi socio-judiciaire de quatre ans avec obligation d'injonction de soins a été prononcé.
Un profil « incendiaire » selon l'expertise psychiatrique
L'homme, qui reconnaît les faits, était en détention provisoire depuis dimanche, après avoir été interpellé vendredi à bord de son véhicule. Interrogé sur ses motivations, il a déclaré : « Je n'ai aucune explication […] J'avais un ras-le-bol de choses, je ne comprends pas ». Il a ensuite affirmé avoir « eu des visions » et « entendu des voix » lui disant de « mettre le feu ».
La procureure a décrit « une personnalité inquiétante », « un incendiaire » avec une pathologie dépressive, mais pas un pyromane. Elle s'est appuyée sur l'expertise psychiatrique qui a exclu toute altération du discernement.
Une réponse judiciaire rapide
Cette condamnation intervient dans un contexte où la justice semble vouloir traiter rapidement les affaires liées aux incendies. L'homme a été jugé en comparution immédiate, une procédure accélérée. La peine prononcée reflète la gravité des faits, même si le tribunal a assorti une partie de la peine d'un sursis.



