Le procès en appel de Cédric Jubillar, prévu à partir du 21 septembre devant la Cour d'assises de Toulouse, pourrait être compromis par les dernières révélations. Ce jeudi, des ossements ont été découverts sur les indications de l'accusé, qui a reconnu être à l'origine de la mort de son épouse Delphine Aussaguel. Les avocats de Jubillar, Pierre et Guy Debuisson, doutaient déjà que le calendrier puisse être tenu.
Des aveux renouvelés devant une magistrate
Mercredi, lors d'une audition, Cédric Jubillar a renouvelé ses aveux devant une magistrate. Selon Nicolas Jacquet, procureur général de la cour d'appel de Toulouse, « Cédric Jubillar a reconnu être à l'origine de la mort de Delphine Aussaguel et indiqué pouvoir orienter les enquêteurs pour localiser le corps ». Ces déclarations ont conduit au déploiement d'un dispositif de gendarmerie à Villeneuve-sur-Vère, à 10 km de Cagnac-les-Mines, le village où résidait le couple.
Des ossements retrouvés sur les lieux indiqués
Ce jeudi, des ossements ont été exhumés sur le site désigné par Jubillar. Nicolas Jacquet a confirmé : « Des ossements qui pourraient être des ossements humains ont été retrouvés sur les lieux indiqués par Cédric Jubillar comme l'endroit où il avait déposé le corps de Mme Aussaguel ». L'information, d'abord divulguée par BFM-TV, a été officiellement confirmée. Les ossements sont en cours d'analyse pour déterminer s'il s'agit bien de ceux de Delphine Aussaguel.
Contexte de l'affaire
Delphine Jubillar, née Aussaguel, a disparu du domicile conjugal dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, en plein couvre-feu. Arrêté et écroué six mois plus tard, Cédric Jubillar a nié pendant plus de cinq ans toute implication. En septembre 2025, la Cour d'assises du Tarn l'a condamné à trente ans de réclusion criminelle. Mais le 6 juillet 2026, dans une lettre adressée à ses nouveaux avocats, il a passé aux aveux, reconnaissant être à l'origine de la mort de sa femme.
Impact sur le procès en appel
La découverte de ces ossements pourrait bouleverser le calendrier judiciaire. Alors que la justice maintenait jusqu'ici la date du procès en appel, les avocats de l'accusé doutaient que le calendrier puisse être tenu. L'autopsie des ossements, attendue dans les prochains jours, sera déterminante pour la suite de la procédure.



