Gwenaëlle Noury, candidate malheureuse à la présidence de la Fédération française des sports de glace (FFSG), a annoncé jeudi 4 juillet 2026 avoir déposé un recours auprès du tribunal judiciaire de Paris pour contester la régularité de l'élection qui a porté Philippe Candeloro à la tête de l'instance. L'élection, qui s'est tenue le 22 juin, a vu la victoire de l'ancien patineur artistique avec 52,8 % des voix, contre 47,2 % pour Noury, selon les résultats officiels.
Des irrégularités selon la candidate
Dans un communiqué, Gwenaëlle Noury affirme que le scrutin a été entaché de plusieurs irrégularités, notamment en ce qui concerne le vote par procuration et la composition des listes électorales. « De nombreux clubs n'ont pas reçu les codes de vote à temps, et des procurations ont été accordées de manière abusive », a-t-elle déclaré. Elle estime que ces anomalies ont pu influencer le résultat final, d'autant que l'écart entre les deux candidats n'était que de 5,6 points de pourcentage.
Selon des sources proches du dossier, le recours demande l'annulation du scrutin et l'organisation d'une nouvelle élection dans un délai de trois mois. Noury, ancienne championne de danse sur glace, avait déjà critiqué le processus électoral avant le vote, dénonçant un manque de transparence.
La réaction de Philippe Candeloro
Philippe Candeloro, élu avec 52,8 % des suffrages exprimés (soit 1 234 voix sur 2 337 votants), a rejeté les accusations. « Cette élection s'est déroulée dans le respect des statuts de la fédération », a-t-il affirmé dans un entretien à l'AFP. « Gwenaëlle Noury a été battue démocratiquement, et je respecte son droit de contester, mais je suis confiant dans la validité du scrutin. »
L'ancien patineur, médaillé de bronze aux Jeux olympiques de 1994 et 1998, a pris ses fonctions le 1er juillet. Il a promis de moderniser la fédération et de renforcer le soutien aux disciplines de glace, en particulier le patinage artistique et le hockey sur glace.
Un contexte de tensions
Cette contestation intervient dans un climat de tensions au sein de la FFSG, qui a connu plusieurs crises ces dernières années, notamment financières et sportives. En 2024, la fédération avait déjà été épinglée par le ministère des Sports pour des problèmes de gouvernance. Le recours de Noury pourrait donc ralentir les réformes promises par Candeloro.
Le tribunal judiciaire de Paris doit maintenant examiner la requête. Une décision est attendue dans les prochaines semaines. En attendant, Philippe Candeloro reste président de la fédération, mais sa légitimité est désormais contestée.



