Nîmes : le maire condamne les violences en marge de la manifestation
Nîmes : le maire condamne les violences en marge de la manif

Le maire de Nîmes, Vincent Bouget, a condamné « sans équivoque » les violences et dégradations survenues en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué publié ce samedi soir, il dénonce des « actes inacceptables de casse, de dégradations matérielles et de malveillance ciblée » perpétrés lors du rassemblement. Il précise toutefois que ces violences « ne doivent servir ni de prétexte pour discréditer le fond des revendications portées en ce 17 octobre ».

Des milliers de manifestants dans le calme

Vincent Bouget souligne d’abord que « des milliers de nos concitoyens se sont mobilisés à Nîmes dans le calme et la dignité dans la tradition démocratique et républicaine de notre pays : celle de la libre expression, de la contestation pacifique et du droit fondamental de manifester ». Il rappelle que les manifestants portaient des « revendications légitimes, contre, entre autre, la vie chère ou l’absence de perspectives pour la jeunesse ».

Une condamnation ferme des exactions

Le maire change ensuite de ton pour dénoncer les débordements. « En marge de ce rassemblement populaire, nous avons assisté à des actes inacceptables de casse, de dégradations matérielles et de malveillance ciblée », écrit-il. Il affirme que « s’en prendre aux biens publics, aux commerces de proximité, aux équipements collectifs ou aux forces de l’ordre ne constitue en aucun cas un acte politique ou un geste de lutte sociale ». Selon lui, « ce sont des actes qui nuisent d’abord aux habitants et aux travailleurs ».

Ne pas confondre colère sociale et violence

Vincent Bouget met en garde contre toute confusion : « Il ne faut cependant pas confondre l’expression d’une colère sociale légitime avec les exactions d’une minorité violente serait une erreur grave et une injustice profonde envers les citoyennes et citoyens mobilisés. » Cette déclaration intervient alors que la manifestation a rassemblé plusieurs milliers de personnes à Nîmes, dans un contexte de tension sociale lié à la hausse des prix et au manque de perspectives pour la jeunesse.