Nîmes : la mobilisation contre les violences sexuelles reprend
Nîmes : la mobilisation contre les violences sexuelles reprend

Ce lundi, environ 150 personnes se sont rassemblées devant la cour d'appel de Nîmes pour réclamer des moyens globaux dans la lutte contre les violences sexuelles et sexistes. Cette mobilisation intervient après l'affaire Lyhanna, qui a mis en lumière des carences dans le traitement de l'enquête ayant abouti au meurtre d'une fillette.

Une réaction sans précédent après l'affaire Lyhanna

L'émotion suscitée par cet homicide avait conduit à des manifestations dans toute la France et à des rassemblements devant les palais de justice. Depuis, associations, militantes et victimes se réunissent régulièrement pour dénoncer les ravages des abus sexuels sur les mineurs, mais aussi plus largement les violences sexuelles et sexistes, ainsi que le manque de moyens d'enquête dédiés à ces crimes et délits.

Les syndicats de magistrats, policiers et gendarmes ont souligné l'insuffisance des moyens alloués à ces enquêtes, en plus des dossiers liés à la criminalité organisée. Ce lundi, la mobilisation a repris devant le palais de justice de Nîmes, où une réévaluation des dossiers liés aux abus sexuels a été réalisée par les magistrats du parquet, sous l'impulsion du ministre de la justice.

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Réexamen des dossiers et placements en détention

Plusieurs centaines de dossiers ont été réexaminés sous le contrôle du procureur général, Xavier Bonhomme, et des placements en détention provisoire ont été ordonnés. Pour autant, les associations ont ressorti les pancartes et les slogans pour s'assurer que les moyens dédiés à la lutte contre ces violences soient à la hauteur du nombre de dossiers à traiter et à juger. Elles réclament une loi globale qui prenne en compte l'ensemble du spectre lié à ces violences.

Présence d'élus et de militants

Parmi les 150 personnes présentes, Martine Gayraud, figure du militantisme nîmois, a pris la parole au nom de Femmes solidaires pour plaider la cause et les moyens à mettre en œuvre. Dans le public, on pouvait apercevoir l'ancien maire de Nîmes, Alain Clary, ainsi que des militants de la Ligue des droits de l'Homme et du mouvement des jeunes communistes.

Le maire de Nîmes et président de l'Agglo, Vincent Bouget, était également présent avec plusieurs de ses adjoints, comme Pierre Jaumain, Nicolas Nadal ou Denis Lanoy, pour montrer leur soutien à ce mouvement. La mobilisation vise à maintenir la pression pour que les moyens dédiés à la lutte contre les violences sexuelles et sexistes soient à la hauteur des enjeux.

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